La Chine s'avance vers son orient

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On apprend l'accord gazier entre CHine et Japon sur l'exploitation d'un gisement Shirabaka en mer de Chine orientale (voir ici)

C'est un exemple typique de l'approche géopolitique scalaire (différente selon les échelles).

1/ Il y a d'abord une simple histoire de délimitation frontalière (ici maritime) : faut-il l'équidistance côtière, ou s'appuyer sur le plateau continental?)

2/ Il y a ensuite une dimension de géopolitique des ressources, qui attire chaque pays (notion de sécurité énergétique, employée par les Japonais dans le sens d'indépendance énergétique).

3/ Cela s'inscrit ensuite dans une démarche bilatérale, entre Chine et Japon, quiconnaît une embellie récente (visite duPM chinois)

4/ Il y a ensuite une dimension d'apisement régional à l'orient du Japon, qui accompagne l'assouplissement concommittant avec TaiWan.

5/ Il y a enfin un objectif mondial, qui est d'arrondir l'image chinoise dans le sens d'une puissance pacifiée, image qu'il faut donner dans la perspective des JO et pour balancer l'histoire de la flamme olympique.

Et bien évidemment, les commentateurs ne s'attardent que sur une dimension, ce qui provoque des incompréhensions et des débats décalés.

Le cas est académique !

Olivier Kempf

Publié dans Asie(s) et Océanie

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