La vertu de l'émollience

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Que dire de plus du non irlandais ? (voir billet)

Que finalement, ce n'est pas si grave.
Parce que cela ne remet en cause qu'une chose, la construction institutionnelle. Or, j'ai le sentiment (ce n'est pas encore un argument, encore moins une proposition, quant à être un thèse....) que ce n'est pas le plus important.
Il y a en effet comme un défaut de perception.
Nos esprits, habitués par un siècle de marxisme et de structuralisme, s'intéressent d'abord aux superstructures, aux institutions. Du coup, on négocie des traités constitutionnels, des traités de Lisbonne, des trucs.... en voulant imiter les formes de l'Etat. Il est pourtant clair que l'Europe ne sera pas un super-Etat.  Il faut le dire aux férédalistes. Laissons de côté ces lubies du XX° siècle.

Du coup, restons en à la construction européenne, sur des projets dont j'espère qu'ils seropnt naturellement à géométrie variable. Fi de l'unanimité. L'unanimité est un concept obsolète, tout comme la majorité.  L'Europe est un espace où peuvent prendre champ des coopérations.  L'Europe est une couveuse à projets. Et peu importe qu'ils soient institués : Airbus et Arianespace ne sont pas dans couverts par l'UE, que je sache....

ça sera le bololo ? et alors ? N'est-ce pas ce qu'il faut dans le monde informe et éalstique du XXI° siècle?
D'ailleurs, c'est sa grande vertu comparée à l'OTAN (voir billet du 10 juin sur asymétrie UE OTAN, j'ai une très faible connexion par ici), c'est son avantage comparatif. Cessons d'imiter, on ferait moins et pire.

Bref, le mérite de l'Europe est d'être une puissance douce (soft power à la Joseph Nye), mais surtout une puissance molle. Plaisir du paradoxe !
Et ainsi, les populations birmanes avoient l'Europe comme la solution (voir Monde de la semaine dernière), bien plus que les Etats-Unis.

Vive l'émollience....


Olivier Kempf

Publié dans Europe - PESD - PSCD

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