De l'Abkhazie à l'Ossétie : radicalisation

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Géorgie et provinces séparatistes On apprend aujourd'hui que des échanges de tir réels et prolongés ont eu lieu entre la Géorgie et la république (autoproclamée et soutenue par la Russie, qui ne l'a pourtant pas reconnue) d'Ossétie du nord (voir   http://www.orange.fr/bin/frame.cgi?u=http%3A//actu.orange.fr/articles/a-la-une/Mobilisation-generale-decretee-en-Ossetie-du-Sud-face-a-la-Georgie.html
et  http://www.lemonde.fr/europe/article/2008/07/04/regain-de-tension-entre-la-georgie-et-les-regions-secessionnistes-d-ossetie-du-sud-et-d-abkhazie_1066233_3214.html#ens_id=1036786).


























Deux commentaires :

1/ On peut y voir la poursuite de la stratégie de tension développée par Moscou, et que j'avais évoquée dans un billet. Mettre de l'huile sur le feu, sans aller jusqu'à l'indépendance des deux républiques séparatistes, puisque cela irait à l'encontre de la politique moscovite. Entraver les vélléités géorgiennes de sortie de l'aire d'influence russe.

2/ Il reste que les événements de ces dernières heures paraissent un peu plus inquiétants que la stratégie contrôlée menée jusque là. En effet, autant l'Abkhazie paraît avoir des facilités à tenir ses "frontières" avec la Géorgie (hormis une petite vallée frontalière qui, éventuellement, pourrait repasser sous l'orbite de Tbilissi), autant l'Ossétie du sud est plus ouverte. Et donc, plus perméable à de vraies opérations de guerre. cela signifie que les risques de dérapage sont plus importants. Je ne sais 1/ s'ils sont recherchés, et si oui 2/ par qui. La Géorgie peut y avoir intérêt (agraver la situation alors que l'Occident détourne son intérêt de la région), la Russie aussi (profiter du même désintérêt pour poursuivre sa stratégie de "grignotage").

Le point dur, c'est que le risque d'escalade paraît plus important que dans le cas de l'Abkhazie. Et donc, moins maitrisable.

Olivier Kempf

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