Géorgie : le piège du piège

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Désolé de revenir aussi tôt sur le sujet, mais je viens d'entendre sur France Inter, au journal de 13h, un spécialiste qui nous raconte qu'en fait Saakachvili est tombé dans un piège, et que les Russes lui ont fait croire qu'ils ne soutenaient plus les Ossètes, etc.
Je ne peux entendre ce canard sans réagir aussitôt.

1/ Certes, il aurait fallu citer l'hypothèse de la Makirovska russe, cette capacité à piéger stratégiquement l'adversaire.

2/ Mais à qui fera-t-on croire qu'elle s'applique en l'espèce ? alors que ça fait huit mois que Moscou n'a pas varié, n'a eu de cesse de soutenir les Ossètes, et cela militairement, ce que la Géorgie  n'a cessé de dénoncer ?
Et donc, au cours d'une "variation" de "dernière minute" qui se serait produite au cours des huit derniers jours, Tbilissi aurait pris le risque énorme d'aller provoquer l'ours russe ?
A qui fera-t-on croire ça ??????

3/ Dès lors, il y a dans ce discours la tentative désespérée du président Saakachvili de justifier sa décision hasardeuse. Justification à destination de l'Occident, mais aussi de la scène politique intérieure.

C'est le vrai piège de cette déclaration sur le piège.

Olivier Kempf

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ZI 12/08/2008 17:51

Le problème est qu'il semble que du point de vue militaire l'offensive aie été très mal préparer.Pourquoi est-ce que la seul route menant sur zone n'a pas été détruite?Pourquoi ne pas avoir attendu l'hiver, au moment ou le passage des cols auraient été le plus difficile.
J'ai le sentiment que l'hypothèse donné par Alexis Bautzmann(rédacteur en chef de DSI) est la plus raisonnable.

OK 12/08/2008 17:57


Oui, il y a eu uen décision de circonstance. QUant aux raisons, je crois en avoir donné dans mes billets précédents. Elles sont insatisfaisantes. Mais la Makirovska aussi est insatisfaisante.
Toutefois, merci de m'apporter la contradiction.