Discours des ambassadeurs

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Le géopolitologue écoute, chaque année, avec le plus grand intérêt le discours aux ambassadeurs : il s’agit en effet de l’énoncé des axes de la politique étrangère française.

Pour être bref, je note plusieurs choses :

-          la proposition conceptuelle d’ « ère des puissances relatives », qui me paraît à première vue heureuse car à la fois géopolitique (notion de puissance et de relativité, donc de conflictualité possible) et en même temps qu’elle sort du débat un peu vain sur le monde uni ou multipolaire.

-          L’assimilation, quasiment ouverte dans le bouche du président, de l’Occident à l’Alliance Atlantique et à la relation transatlantique. La première équivalence est discutable même si elle a du sens ; en revanche, faire de l’Alliance le lieu exclusif de la relation transatlantique est beaucoup plus gênant, car on ne voit pas où est l’Europe dans ce schéma.

-          Enfin, la répartition de compétence entre le Conseil de Sécurité élargi, qui s’occuperait des questions de sécurité, et le G13/14 qui traiterait à la fois de l’économie et de l’environnement (ce qui valide la notion de ressources que je défends dans ce blog). Si cela s’avérait, il faudrait probablement que le G 13 « durcisse » pour avoir une permanence exécutoire (au lieu d’être une grand messe annuelle).  Et organiser les relations entre CS et G13, à cause de la concurrence qui ne manquerait pas de s’instaurer.

 

Tout le reste est à lire, bien sûr. Mais ces points me paraissent les plus novateurs.

 

Olivier Kempf

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