Energie politique

Publié le

En matière de géopolitique des ressources, on avait l’habitude de la relation suivante :

Les besoins en énergie modifient la politique extérieure, qui sera selon les cas plus clémente avec le pays fournisseur (les Européens avec la Libye) ou plus agressive (les Américains avec l’Irak). Mais le grand thème à la mode de ces derniers mois, la « sécurité énergétique » (voir mon article dans Défense Nationale), n’est qu’une variation de cette équation primordiale.

 

Or, voici un cas contraire : les Pays-Bas veulent réintroduire l’énergie nucléaire pour abaisser leur dépendance gazière envers la Russie, au vu des événements en Géorgie (voir ici).

En clair, la politique extérieure modifierait la politique énergétique.

C’est rare et assez nouveau. Mais c’est une des variations de la sécurité énergétique, variation qui est trop rarement aperçue.

Olivier Kempf

Commenter cet article

Athéna et moi 11/09/2008 14:40

Bonjour Olivier, absolument. A ajouter les récentes déclarations de Berlusconi en ce sens également, de même qu'un débat qui fait rage en Belgique sur "l'abandon de l'abandon du nucléaire en 2015". Je pense d'ailleurs que le vice-président de la commission de la défense belge revient d'un séminaire sur la question.

Brûlons, chauffons, le tout au neutron ;o)

OK 11/09/2008 23:02


Bonjour Joseph.