La peur et le combat

Publié le

Je me suis souvent interrogé sur la vogue récente des films d'horreur. Je l'attribuais bien sûr à l'influcence américaine multipliée par la mondialisation, mais cela ne me satisfaisait pas vraiment.
Deux très beaux billets vont bien plus loin dans l'analyse, et lient la peur à nos comportements les plus profonds (donc à nos déterminants collectifs, donc nos identités...)

Le premier (in abénarous, voir icilink) évoque la société du tout risque, ou plutôt l'illusion qu'on peut maîtrisier tous les risques et tous les aléas : ce trait contemporain dénote une peur fondamental devant la vie, et donc la mort.

Le deuxième (in la plume et le sabre, ici) en tire le rapport des sociétés à la guerre, mais au-delà à la mort. Conséquence logique du premier.

Une société qui n'accepte plus le risque, l'aléa, le destin, le fatum, et tout simplement les circonstances de la vie n'a plus de nerf et joue à se faire peur, pour mimer la peur réelle qui l'anime dans ses tréfonds.

Olivier Kempf

Publié dans Pensées partielles

Commenter cet article