Royaume-Uni et îles atlantiques

Samedi 15 novembre 6 15 /11 /Nov 23:15

Je viens donc de terminer la biographie de Churchill, à laquelle j’avais déjà fait allusion. (« Churchill », F. Kersaudy, Tallandier, 2007).

On se reportera à la fiche de lecture écrite par Historicoblog2 sur l’autre biographie chez  (voir ici).

Un mot en passant, puisque je n’ai lu que celle de Kersaudy : le texte en est plaisant et vivant, c’est bien écrit (de nos jours, on est si souvent agacé par les tics journalistiques ou pédants que trouver un texte sain est un vrai réconfort). A titre d’illustration, les deux derniers chapitres s’intitulent « l’éternel retour » puis « retour à l’éternel » : c’est bien trouvé, même si l’auteur n’abuse pas de ces coquetteries.

 

Parlons de Churchill.

Car on reste stupéfait par le personnage : si évidemment marqué par le destin, dès son plus jeune âge, si éminemment doué de courage, de culture et de séduction, il est animé d’une incroyable force vitale.

C’est pourtant avec une âme de lieutenant romantique qu’il conduit la guerre. Capable de porter son attention à tous les détails, visitant chacun, au fait des plus grands secrets comme des plus petites choses, inspiré de visions grandioses et de prémonitions stratégiques incroyables, il est dans le même temps prêt à poursuivre toutes les chimères et les attaques les plus improbables avec une détermination obsessionnelle.

Modèle d’énergie et de volonté, il ne peut qu’exaspérer le planificateur et le méthodique. Passionné de technique, c’est foncièrement un poète – mais un poète de l’action et de la grandeur anglaise.

Versatile et échevelé, c’est la fougue porté à son sommet. C’est un « Stratège brouillon » et un « amateur inspiré » (p. 455).

*

Stratégiquement, ce partisan de l’offensive à tout prix démontre quotidiennement que Clausewitz a tort dans sa promotion de la défensive – peut-être parce que Churchill réunit en un seul homme les trois côtés de la merveilleuse trinité.

*

Politiquement, cet homme ne peut être au pouvoir qu’en temps de guerre. Il est trop fulgurant pour les normales manigances du temps de paix. Le vainqueur de la guerre sera logiquement dès 1945 battu par le peuple, qui ne veut plus de la peine, ni du sang, ni des larmes. L’héroïsme fatigue. Il est tout sauf un politicien, ce qui le désespérerait.

*

Géopolitiquement, ce très grand aristocrate anglais, si fier de descendre du duc de Marlborough, a un aïeul américain. Le vainqueur de la bataille d’Angleterre n’aura qu’un principe : suivre aveuglément les Américains. Ce tropisme marquera la politique anglaise extrêmement profondément, et c’est Churchill qui a donné le pli. Car si L’Angleterre a survécu au blitz, si elle a rejeté sir Winston en 1945, elle conservera des décennies durant l’appel du grand large que celui-ci a prôné sans cesse. C’est d’ailleurs le plus étonnant à la lecture de ce livre : son alignement systématique sur les Américains.

Certes, Churchill est aussi l’auteur de la théorie des trois cercles (Commonwealth, Europe, Amérique). Mais à ses yeux, seul le dernier compte vraiment.

*

Or, le Commonwealth a disparu comme facteur de puissance. L’Europe a grandi.

Pour l’Angleterre, l’Amérique était synonyme de victoire : seule la défaite l’en fera se détourner. Cela explique l’importance des orientations politiques de Mr. Brown (voir ici).

 

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Mercredi 22 octobre 3 22 /10 /Oct 23:48

L’Angleterre hésite.

On a vu comment Gordon Brown avait su saisir l’opportunité de la crise financière pour renaître et redevenir crédible (voir ici). C’est confirmé politiquement sur la scène intérieure (voir ici).

Toutefois, sur la scène extérieure, on peut s’interroger : le retour à un keynésianisme et à l’interventionnisme de l’Etat est-il seulement de l’opportunisme, ou le résultat d’une rupture plus profonde avec le libéralisme des Etats-Unis ?

Cette hésitation prend son sens quand on la met en perspective avec l’attitude envers l’Afghanistan. Tout le monde a remarqué les critiques anglaises de la guerre en Afghanistan (guerre ingagnable pour l’un, nécessité d’un dictateur acceptable pour l’autre). Les commentateurs français, tout à leur prisme franchouillard, n’y ont vu que l’argument contre l’engagement militaire en Afghanistan. Or, ce n’est probablement pas ce qui anime White Hall.

Pour le comprendre, on se référera à l’article que voici (ici). (découvert grâce à l'excellent blog "outre-atlantismes" qu'il faut encourager à continuer, voir http://washingtonbruxelles.wordpress.com/

En clair, il y a un différend à la fois stratégique et géopolitique à propos de l’Afghanistan :

-         stratégique : la conduite des opérations est-elle la bonne ?

-         géopolitique : faut-il enliser l’Otan en Asie centrale, bien loin de son aire géographique naturelle, au risque de la perdre, et alors que l’alliance constitue pour la Grande-Bretagne un incomparable multiplicateur d’influence ?

 

Le choix du moment (début de l’automne) ne doit rien à la crise financière, ni aux pertes françaises du 18 août. Il s’agit de profiter de la campagne électorale américaine et du moment où B. Obama semble prendre une avance pour l’influence : alors que le candidat démocrate prône un basculement stratégique de l’Irak vers l’Afghanistan (voir ici) et table donc sur une aide accrue des alliés, il s’agit de lui faire savoir que tout ne sera pas possible.

 

Deux interprétations s’offrent alors à l’esprit :

-         soit une position de négociation pour cet hiver visant à promouvoir les vues britanniques dans la conduite de la guerre là-bas (le plus probable)

-         soit le premier pas d’un désengagement des troupes de Sa Majesté et un recentrage vers l’Europe. C’est peu probable, ou du moins ça l’était avant la crise financière et la renaissance de M. Brown.

 

En effet, les circonstances économiques, la base du parti travailliste, les ouvertures européennes rendues possibles par les bonnes dispositions de M. Sarkozy qui a toujours du mal avec Mme Merkel, autant de facteurs qui peuvent favoriser l’émancipation continue du PM anglais. Le recentrage sur une Otan transatlantique accompagnerait alors des ouvertures vers l’Europe de la défense. Mais on voit bien que ce scénario dépend de tellement de choses qu’il est improbable.

La seule différence, c’est qu’aujourd’hui on peut le concevoir, quand il était hier totalement irréaliste.

Il faut donc observer avec attention les hésitations anglaises, dans cette période où notre environnement est tellement bouleversé que tout est envisageable.

 

Olivier Kempf
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Lundi 13 octobre 1 13 /10 /Oct 09:43

Tout le monde remarque que s’il y a quelqu’un qui a lieu de se réjouir de la crise, c’est Gordon Brown. Tout d’abord, politiquement, parce que ça lui redonne des couleurs. Mais il faut sortir de ces considérations politiciennes pour voir plus large.

 

1/ La nationalisation de banques anglaises a une double valeur :

-         il s’agit tout d’abord de l’émancipation non du libéralisme, mais de la puissance tutélaire de Margaret Thatcher. Car si tout le monde croit les Anglais à la remorque des Américains, il ne faut jamais oublier leur histoire politique propre.

-         Surtout, au-delà du libéralisme, il s’agit pour Gordon Brown de retrouver les valeurs profondes du travaillisme : il a enfin le moyen de réconcilier l’aile gauche du Labour avec le new Labour initié en son temps par Tony Blair. En ceci, les événements servent le premier ministre qui peut, enfin, inventer une marque politique propre.

 

2/ de même, cela permet à G. Brown de trouver une place marquante en Europe : le modèle américain ayant sombré dans la débâcle de Wall Street, il est temps d’imaginer de nouvelles voies. Brown peut ici être plus européen que D. Milliband, même s’il n’a pas naturellement le goût européen. Il reste que la réunion de l’Eurogroupe aujourd’hui à Paris s’est accompagnée d’un entretien entre MM. Sarkozy et Brown : cette coïncidence aurait été impensable il y a trois semaines.

 

3/ Or, M. Sarkozy est probablement plus proche d’un Gordon Brown que d’une Angela Merkel. Opportuniste, il voit bien le jeu d’équilibre qu’il peut jouer entre les deux autres grandes puissance européennes, jeu qui est maintenant ouvert et où il a les cartes en main, grâce à la PFUE mais aussi grâce à la relative solidité du système bancaire français, comparé à ceux de ses deux partenaires. Bref, c’est M. Sarkozy qui joue aujourd’hui au « check and balance », ce qui ne manque pas de sel.

 

4/ Il reste que M. Brown a probablement trouvé la solution à la crise, celle qui va permettre de sortir de la crise de confiance (voir ici) à laquelle nous faisons face. Car la crise de  confiance est provoquée par l’inconnue sur la qualité des actifs détenus par les acteurs bancaires. Or, ces actifs appartiennent au passé. M. Brown propose de garantir non les prêts interbancaires passés, mais ceux à venir : en fait, il permet au système de reprendre une activité normale, et donc d’éviter le recours à des prêts fournis par des banques centrales et des Etats : ceux là n’ont pas non plus des réserves sans fond, et l’on commence à se poser la question de la qualité de signature de certains d’entre eux : l’Islande bien sûr, mais aussi, plus radicalement, les Etats-Unis.

Si jamais la solution de G. Brown venait à être adoptée, si jamais cette initiative était d’abord européenne avant d’être étendue au niveau mondial, alors la rémission du Prime Minister serait totale. Elle aurait surtout des conséquences incalculables : car on serait sorti de deux dogmes, celui de la perfection du libéralisme financier New-Yorkais, et celui de la rigueur inflexible de Francfort.

 

Olivier Kempf

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Mardi 5 août 2 05 /08 /Août 19:52
L'échec de la conférence de Lambeth (ici) est bien sûr le constat de l'opposition religieuse entre libéraux et conservateurs au sein de l'église anglicane. Toutefois, ce n'est pas ce que retient principalement le géopolitologue.
Car ce n'est pas tous les jours que l'on assiste au schisme d'une église d'Occident.













1/ Derrière le mot "libéral", il faut comprendre qu'il s'agit d'une vision extrême-"occidentale" . En effet, le primat donné aux valeurs de tolérance et de liberté individuelle est absolu auprès de certaines parties des populations "occidentales", et en fait, WASP (White anglo-saxon protestant) : plus que chez les Anglais (mais aussi chez les Anglais), cette posture se retrouve aux Etats-Unis et au Canada. Toutefois, tous les WASP ne se retrouvent pas dans cette ligne extrême occidentale, et il faut garder cela à l'esprit pour éviter trop de généralisations. Mais le géopolitologue doit, aussi, généraliser pour tirer du sens.....
Ce primat de la liberté individuelle me semble en effet très marqué, très "occidental" (et on comprend, à travers cet exemple, mes réticences devant ce mot d'Occident, puisqu'il désigne ici non un lieu, ni même un état d'esprit, mais un système de valeurs).

2/ Or, ce qui est intéressant, c'est de voir la fronde menée par des "conservateurs" . On ne disputera pas sur la justesse de leur argument (puisque le débat est fondé sur des questions de morale). Toutefois, alors que le "protestantisme" est né de l'affirmation du libre rapport de l'individu avec l'écriture sainte, il n'est pas anodin de voir que le débat porte, justement, sur ce qu'on peut lire et comprendre dans ladite écriture sainte. Bref, il y a un débat identitaire important (même si, je sais, l'anglicanisme n'est ni le luthérianisme, ni le calvinisme, etc...). Comme si on protestait au sein contre le protestantisme.

3/Que ces "conservateurs" viennent d'Afrique est significatif. D'une part, de la prégnance du facteur religieux dans ce continent, carrefour du prosélytisme de plusieurs religions (islam, bien sûr, évangélisme émotif d'inspiration américaine [cf. le cas algérien d'il y a quelques semaines], mais aussi d'un certain renouveau anglican évangélique).
Et il est cocasse que le rapport "nord-sud" que l'on décèle dans cette crise oppose des "conservateurs" au sud à des "libérateurs" au nord. Ce changement de la grammaire habituelle (puisque dans nos chémas du XX° siècle, le sud se libère du nord conservateur) illustre bien que nous avons changé de siècle.

4/ Il n'est d'ailleurs pas anodin que les conservateurs aient entamé, plus ou moins discrètement, des démarches de rapprochement avec l'église catholique. Car le schisme anglican risque de se terminer par l'effacement concommittant d'un vieux schisme qui datait du XVI° siècle, celui de l'église anglaise d'Henri VIII. Oh ! il y aura bien sûr le maintien d'une église "anglicane", 'vieille anglicane' pourrait-on dire. Mais le symbole sera fort au profit du Vatican. Rappelons, si besoin était, que catholique signifie universel....

5/ Dernier point : avec ce schisme, c'est une certaine domination anglaise qui disparaît. L'Angleterre a dominé le monde au XIX° siècle. Cette domination fut perdue au cours de la première moitié du XX° siècle, et transférée par procuration aux Etats-Unis.  Toutefois, une certaine idée britannique demeurait, au travers de plusieurs institutions : la reine, qui n'en finit plus de régner ; le Commonwealth, qui est tout sauf un espace économique pertinent ; et l'anglicanisme. Avec le naufrage de ce dernier disparaît, symboliquement, un des derniers témoins de l'universalisme anglais et du Rule Britannia.
Il ne reste plus que des vestiges symboliques (le thé, Big Ben, Oxford, James Bond). Avec l'universalisme anglais s'efface ainsi une sorte de "domination occidentale".

C'est une expérience que nous autres, Français, avons vécue depuis plus longtemps...

Olivier Kempf


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Samedi 26 juillet 6 26 /07 /Juil 11:25
A propos du nouveau traité européen, il y a quelque chose de cocasse que l'on n'a pas forcément remarqué :

Les Irlandais ont dit "non",

Et juste après, les Anglais ont ratifié le traité de Lisbonne.

Je suis sûr que certains lords l'ont approuvé pour le simple plaisir d'embêter les éleveurs de poneys.

Donc, les Irlandais qui étaient pro-Européens ont voté contre, et les Anglais qui étaient anti-Européens ont voté pour.

On méconnait ces rivalités ancestrales.

Olivier Kempf
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Samedi 3 mai 6 03 /05 /Mai 10:31

Donc, les travaillistes ont perdu les municipales anglaises. Avec 24 % des voix, ils se classent derrière les tories et les lib-dems (25%). Et ils perdent même Londres au profit d'un fantasque Boris JohnsoPhotographe : Sang Tan AFP/Pool :: Le Premier ministre britannique Gordon Brown le 2 mai 2008 à Londresn.

Les raisons : bien sûr, il y a la crise économique. Il y a surtout les maladresses de Gordon Brown. Il illustre qu'une force politique n'est rien sans un dirigeant, ce qu'on appelle un chef. Il lui faut de l'assurance et de l'intuition, et c'est visiblement ce qui manque à G. Brown. En cela, on comprend que le blairisme n'est pas une doctrine politique, c'est d'abord une pratique, celle d'un homme exceptionnel à biens des égards (et quoi qu'on pense de lui par ailleurs), Tony Blair. Chapeau l'artiste.
Vous me voyez venir : ce qui est valable en politique intérieure l'est en géopolitique, et prouve qu'il y a des
géopoliticiens. Le cas anglais illustre ma thèse.

Une remarque : la simultanéité de cette défaite avec les élections italiennes : la gauche européenne perd Rome et Londres.

Quelles conséquences :
Un retour envisagé des conservateurs au pouvoir enGrande-Bretagne.
Les élections sont prévues au printemps 2010. Nul doute que G. Brown va vouloir tenir jusque là, espérant un rebond économique.
Les tories vont accentuer la pression. Mais comme D. Cameron est 'centriste' économiquement, il va donner des gages idéologiques à l'aile droite de son parti, et donc radicalser son euroscepticisme. Qui va probablement tuer toute initiative de Brown en la matière, d'autant plus qu'il n'est pas lui-même fermement convaincu.
Enfin, les jeunes pousses du Labour vont rester pour le moment en arrière, et notamment D. Milliband, le MAE qui est plus ouvert aux affaires européennes.
L'euroscepticisme a encore de beaux jours devant lui. D'autant qu'un Berlusconi, allié à une 'lega' violemment anti-européenne (mais elle est anti-tout) et une alliance nationale protectionniste, ne risque pas de faire avancer les choses.
Bref, la présidence française de l'UE risque d'être confrontée à beaucoup d'inertie de la part de partenaires majeurs.
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Samedi 12 avril 6 12 /04 /Avr 09:40
Le Royaume Uni vient de publier sa nouvelle stratégie nationale de sécurité (http://www.cabinetoffice.gov.uk/reports/national_security_strategy.aspx)

Beaucoup de choses très classiques.
Je note, s'agissant de l'OTAN et de l'UE, les paragraphes suivants :

4.77

We will continue to work for a stronger NATO, capable of taking on a wide range of challenging security and stabilisation tasks in complex and demanding situations, building on its experience in Afghanistan. That will include improved mechanisms for burdensharing, to avoid NATO depending so heavily on the military capabilities and political will of a small number of its members.

4.78 We will work for a stronger and more accountable European foreign and security policy, and for more integrated EU capabilities across politics, development, and security – with a particular focus on its potential to make a positive contribution to security sector reform, building on its experience in Bosnia.

On voit bien le souci britannique vis-à-vis de l'OTAN : oui à l'élargissement ou à tout ce que vous voulez, mais le "partage du fradeau" est d'abord intra-européen. C'est peut-être à cause de ce décalage que Londres va finalement soutenir la ligne Bruxelliste de Paris, et accepter le développement de l'Europe de la défense. Mais la condition sera l'engagement par tous les autres d'augmenter leurs budgets de défense.

Je note aussi la position anglaise sur la Réforme du secteur de sécurité, que l'on décelait de façon feutrée depuis quelque temps déjà. En effet, certains maximalistes à l'OTAN voyaient bien l'Alliance s'occuper de cela aussi, car ils y voyaient un bon moyen de recycler l'organisation. Le débat n'est pas tranché à Washington, où les deux courants s'opposent. A Londres, c'est maintenant très net, la RSS revient à la PESD, l'OTAN devant se spécialiser dans la partie haute des affaires militaires.
Paris paraît plus neutre sur la question, car si la RSS revient assez naturellement à la PESD, elle considère qu'il ne faut pas non plus trop spécialiser l'Europe dans la gestion de l'après-crise et lui laisser aussi la capacité d'intervenir dans les parties hautes des missions de Petersberg. D'où une position discrète sur la question.

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