Rhin & Danube oder Oder

Dimanche 28 septembre 7 28 /09 /Sep 23:23
Décidément, les choses évoluent aux Pays-Bas. C'était d'abord une question  énergtique (voir ici). C'est maintenant une affaire européenne :   moins otaniens, et soutenant la PESD... voir :
http://bruxelles2.over-blog.com/article-23140355.html

Olivier Kempf
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Dimanche 21 septembre 7 21 /09 /Sep 22:17
La perspective  d'élections générales amène les partis allemands à annoncer leurs intentions en matière de défense. Après la CDU qui nous en avait parlé au printemps (voir ici), et meme si  on ne sait pas ce que c'est devenu, Victor nous signale que le SPD dévoile son programme  en la matière (voir ici). (on voudrait meme le lien, pour aller consulter par nous-meme, Victor, SVP)

Notre Live Blanc est paru trop tot (voir ici). Il sera intéressant de suivre le débat outre-Rhin et de discerner les nouvelles tendances...

Olivier Kempf
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Lundi 21 juillet 1 21 /07 /Juil 09:26

En ce 21 juillet, je voudrais fêter une excellente fête nationale à tous mes amis belges : Joseph, André, Marc, (que deviens-tu, au fait?), Philippe,... et l'ami ze'ev, qui a si bien animé le blog d'Athéna l'autre jour, et nous a présenté en français les arguments flamands (voir ici).



Je ne recommencerai pas aujourd'hui mes coups de colères (voir ici) : que l'unité prévale, et vive le roi.

Olivier Kempf

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Vendredi 11 juillet 5 11 /07 /Juil 18:17

En lisant Le Monde d'hier (ici), on constate un nouveau pas vers le démantèlement belge, inéluctable .
On regardait les cartes (voir billet), on rédige dorénavant des statuts.
Toujours, le prétexte de faire réflechir, "de rendre les gens conscients de ce qui pourrait se passer", etc.
Oh ! je ne vous le reproche pas, messieurs : après tout, vous faites votre métier d'homme politique, face à l'intransigeance flamande.

Mais encore une fois, c'est une maille qui saute, un tricot qui se défait.

La centrifugeuse belge est de sinistre augure.

Hélas ! Hélas ! Hélas !

Olivier Kempf

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Samedi 5 juillet 6 05 /07 /Juil 19:26
Vous avez bien sûr lu l'article du Monde, qui rendait compte du débat en cours sur l'ouverture d'un corridor entre Bruxelles et la Wallonie. (voir article).
De quoi s'agit-il ?

De relier la ville de Bruxelles à la Wallonie.
Pourquoi ? pour faire simple, le royaume de Belgique compte deux provinces et une ville à statut de province. Les Flamands poussent à la partition. A l'éclatement du royaume. Mais Bruxelles est enclavée dans la Flandre, alors qu'elle parle très majoritairement français. Et comme le séparatisme flamand est d'abord à prétention linguistique (du moins, c'est l'affichage), cette enclave pose problème. D'abord aux Bruxellois, puis aux Wallons.

Donc, les cartes sont sorties, et l'on étudie, dorénavant, comment relier Bruxelles à la Wallonie. Les deux régions resteraient dès lors liées, et recevraient l'héritage juridique de la Belgique, et notamment sa personnalité morale internationale. En clair, il y aurait toujours une Belgique, et un nouvel Etat flamand apparu par sission, comme la Yougoslavie a survécu des années à la séparartion de la Slovénie et de la Croatie, par exemple.

L'étude des cartes, et donc de la redistribution frontalière, signifie très profondément qu'on a atteint le point de non-retour. Les acteurs, jusqu'ici, en restaient aux mots. Si on étudie les cartes géographiques, on change de dimension.
Donc, je suis très attristé de constater la fin inéluctable de la Belgique plurilinguistique. Nombre d'amis belges m'expliquaient jusqu'à très récemment encore comment on allait surmonter, une fois encore, cette crise. Désolé, camarades, il ne faut plus se bercer d'illusions (et quand je dis désolé, je suis sincère, voir mon billet). Quand on parle de rectifier les frontières, le géopolitologue ne peut que constater que les carottes sont cuites, aussi cuites qu'un bon waterzoï.

Cela amène, bien sûr, énormément de commentaires.

1/ Tout d'abord, sur la formation de la nouvelle frontière. Elle fait inéluctablement penser à la formation de géographie physique connue sous le nom de tombolo : une île, quand elle est trop proche du rivage, provoque des courants qui aboutissent à des dépôts sableux formant, peu à peu, des bandes de dunes reliant la côte à l'île/ Celle-ci devient presqu'île. On cite les exemples classiques de Quiberon en Bretagne, et du double tombolo de Gien à Hyères.


http://natura2000.environnement.gouv.fr/sites/FR5300027.html

Je ne résiste vraiment pas au plaisir intellectuel de donner une image de géographie physique pour expliquer un phénomène géopolitique.


http://www.campingclairdelune.fr/tourisme/le-double-tombolo










Bref, il y aura un tombolo de Bruxelles, à ceci près que les grains de sable seront des hommes. Francophones. Et cela malgré tous les efforts flamands pour empêcher cette liaison (sur un modèle de désensablement de la baie du Mont Saint Michel). Car ils ont tout intérêt de garder un statut non enraciné à Bruxelles, d'en faire un Washington DC européen.
La liaison suivra la forêt de Soignes et incorporera probablement la chaussée de Waterloo, qui mène de la pyramide de la bataille à la commune (francophone) d'Uccles.
Et je vous fiche mon billet que les francophones trouveront une base aérienne non loin de là et la transformeront rapidement en aéroport international. Zaventem a du souci à se faire.
Bref, le rêve fou des Flamands débouchera sur une réalité morose. Car derrière la revendication linguistique, il y a aussi la volonté de constituer un ghetto de riches. Pourquoi payer pour ces fainéants de Wallons?
Parce qu'ils n'est de richesse que d'hommes. Et que la situation démographique n'est pas à l'avantage des Flamands.
La Flandre sans Wallonie et sans Bruxelles dépérira, et rejoindra à terme les Pays-Bas qui, pour l'instant n'y pensent pas mais s'y résoudront.


2/ La signification géopolitique de cet éclatement est bien plus déplaisante. Elle va bien plus loin que le non irlandais (cf billet).
- Elle signe la fin de l'illusion lotharingienne, cette bande unifiant les deux royaumes de Charlemagne (régions de Bourgogne, d'Alsace et de Lorraine, de Bade, de Sarre et de Luxembourg, de Provinces-UNies et d'Aurtiche). A terme, elle menace l'unité franco-allemande néo-carolingienne. Et vous voyez comme moi que ce n'est pas le moment, car l'ambiance est assez délétère, d'une rive du Rhin à l'autre.
- Elle s'appuie sur une identification linguistique qui n'a pas de sens profond, n'en déplaise à certains réalistes : regardez comment les Bosniaques expliquent qu'il existe dorénavant une "langue" bosnienne" qui serait différente du serbe et du croate.... J'ai dénoncé, très tôt, les méfaits de l'ethnisme et de ses relents néo-fascistes. Il n'y a pas de hasard, le Vlams Block identitaire habite du côté d'Anvers et de Brugges... L'ethnisme porte le germe de l'extrémisme.
- Elle s'appuie sur la gravissime décision européenne de reconnaître l'indépendance au Kossovo. En tuant le pricipe de la souveraineté au motif d'une soit-disante situation exceptionnelle, cela encourage tous les factieux à pratiquer la politique du pire, sûrs d'avoir à la fin les bénédictions européennes qui croiront, ainsi, mettre fin à la violence, sans s'apercevoir qu'elles ne font que l'alimenter. Il faut arrêter le romantisme des "guerres de libération nationale". Souvenez-vous d'Izetbégovic qui affirmait (je cite de mémoire) : "l'Europe ne peut manquer de reconnaître la dernière lutte de libération nationale du XX° siècle".
- Elle atteint par contre-coup les projets démocratiques fondés sur des contrats politiques. S'il faut désormais passer par l'identification linguistique, comment construire le "plébiscite de chaque jour" énoncé par Renan ? Il y aura toujours des sous-communautés qui s'inventeront des légitimités, dans un fractionnement sans fin. Croire à la politique impose de lutter contre ces factions. Vive les idéologies : elles abolissent les communautés.
- Elle ouvre la porte grande-ouverte à un émiettement européen qui emportera dans son bouillonement toutes les avancées européennes depuis cinquante ans. Transylvanie, Catalogne, Ecosse, Sardaigne, Corse, Savoie, Poméranie, Schleswig-Hollstein, Macédoine bulgare, .... Vous avez aimé les guerres yougoslaves ? vous avez cru que c'était parce qu'elles étaient en dehors de la sphère de l'UE ? vous verrez. La guerre revient au coeur du grand continent. La bazar aux frontières vient de rouvrir.

3/ La fin de la Belgique multilinguistique sonne le glas de l'Europe fondée sur la coexistence des peuples.La Belgique était le coeur de l'Europe. Son symbole. sa disparition et son repliement sur des fondements identitaires touchent très profondément l'idée européenne. Elle n'avait pas besoin de ça en ce moment. Le raidissement flamand est la caricature des raidissements égoïstes que l'on observe partout. J'ai peur que l'éclatement que l'on voit entre Brabant et Hainaut n'annonce des éclatements bien plus violents, à l'échelle du continent.


Bref, je déplore très profondément la démarche factieuse flamande. Sachant que parlant en français, il n'y a aucune chance que je sois entendu....
Mais j'aurai dit ma colère, mes regrets, et mes avertissements.

Olivier Kempf
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Dimanche 18 mai 7 18 /05 /Mai 17:47
Souvenez-vous, je l'avais évoqué le 8 mai (ici). J'ai trouvé sur le net le document,(http://www.cdu.de/doc/pdfc/080506-beschluss-fraktion-sicherheitsstrategie.pdf) daté du 6 mai, proposé par le groupe parlementaire de la CDU sur la sécurité. Il s'agit d'un mini livre Blanc (13 pages).
Le document se place d'abord dans le cadre de la stratégie européenne de sécurité.
En deuxième partie, il évoque les risques et menaces, ainsi que les objectifs à avoir. Il compte ainsi :
- le terrorisme
- la prolifération
- la "sécurité énergétique"
- le changement climatique
- la résolution des conflits
La troisième partie décrit les actions à mener :
- une capacité de réaction aux catastrophes
- une capacité de réaction immédiate aux crises extérieures
- un conseil de sécurité national (Effektive Sicherheitspolitik durch einen Nationalen Sicherheitsrat)
- la promotion de partenariat économique et scientifique

On note les extraits suivants.
sur le BAM :
Systeme wie Raketenabwehr und andere Schutzkomponenten lassen den Erwerb von Nuklearwaffen weniger attraktiv werden und sind daher im deutschen Interesse.

sur l'OTAN : Die Nordatlantische Allianz muss in ihrer politischen und militärischen Transformation weiter voran schreiten. Dazu gehören neben der konsequenten Weiterentwicklung der militärischen kollektiven Fähigkeiten und der erfolgreichen Durchführung der laufenden Einsätze zur Stabilisierung insbesondere des Balkans und Afghanistans: die Aufnahme neuer Mitglieder, soweit sie die Kriterien erfüllen und dadurch zur Sicherheit und Stabilität Europas und Nordamerikas beitragen; die Weiterentwicklung des Verhältnisses zu Russland zu einer auf Kernprinzipen, -werten und –verpflichtungen basierenden strategischen Partnerschaft; die Ausweitung und Ausdifferenzierung bereits bestehender Partnerschaften auch in globaler Perspektive; die Risikovorsorge gegen Problemstaaten durch strategische Raketenabwehr; die Aufnahme von sicherheitsrelevanten Themen wie „Cyberdefence“ oder bestimmte Aspekte der Energiesicherheit in das Aufgabenspektrum.

Olivier Kempf
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Jeudi 8 mai 4 08 /05 /Mai 18:45

La CDU a fait savoir lundi dernier l'ébauche de ses futures propositions en matière de politique étrangère.
Le Spiegel permet de faire le tour du débat que cela a lancé (
voir ici)

En quelques mots, il s'agirait :
- le soutien actif à un bouclier antimissile (BAM) en Europe ;
- la création d'un conseil national de la sécurité qui dépendrait directement de la chancellerie ;
- le renforcement et l'allongement de l'envoi de troupes allemandes à l'étranger
- l'emploi possible de la Bundeswehr à l'intérieur de l'Allemagne, en cas de catastrophes
- la remise en cause du principe d'accord impératif du Bundestag avant tout envoi de troupes

Ce texte devrait être proposé au vote du parti dans la semaine, mais il  semble qu'au sein même de la CDU, beaucoup soient surpris par ce document. Mais M. Schockenhoff (président du groupe parlementaire chrétien-démocrate) explique le texte dans Internationale Politik.
La controverse s'est aussitôt allumée, principalement de la part du SPD (actuel titulaire du ministère des affaires étrangères) mais aussi du parti libéral ou des verts.

Deux critiques se font jour :
- la tentation d'une américanisation de la politique allemande
- la notion de sécurité, qui serait plus vaste que la défense et qui justifierait l'abandon de principes établis.




Je fais plusieurs remarques :
- Tout d'abord, la politique étrangère et de défense va très rapidement devenir un des enjeux de la campagne électorale pour les élections de l'an prochain. Chacun espérait qu'on attendrait septembre avant de lancer les hostilités, il semble que cela démarre bien plus tôt, ce qui va handicaper l'action gouvernementale de la coalition.
- le premier angle d'attaque porte sur cette politique extérieure, puisque le ministre des affaires étrangères est membre du SPD. On semble instrumentaliser les affaires étrangères pour des objectifs de politique intérieure.
- il y a plus qu'un suivi de la politique américaine, dans le soutien au BAM. En effet, j'y vois la relation complexée à la question nucléaire, et la volonté d'une défense active contre les armes nucléaires. Il s'agit de sortir de la dissuasion. De ce point de vue, il est curieux que ce soit la CDU qui porte ce projet, qui devrait normalement être porté par le SPD. On a l'impression d'un débat à contre-emploi. Mais je reviendrai sur ce débat. Les amateurs peuvent se reporter, en attendant, à une note de la FRS de l'an dernier (le débat sur l'antimissile en Allemagne).

En conclusion, il faut aussi s'intéresser à la politique "politicienne", quand on est géopolitologue.
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Jeudi 24 avril 4 24 /04 /Avr 23:53
Tout d'abord, expliquer : pourquoi mettre la Belgique dans une rubrique "Rhin & Danube ou Oder", c'est-à-dire un espace germanique élargi ?

Parce que je ne vais pas créer une catégorie pour chaque pays européen (plus de cinquante pays au conseil de l'Europe, et il s'en crée tous les ans ou presque : Monténégro il y a deux ans, Kossovo cette année, Abkhazie demain, Catalogne après-demain?).
Ensute, comme son nom l'indique, une catégorie catégorise : elle rassemble, et donc simplifie.
Enfin, c'est très géopolitique de voir les grands espaces, les changements d'échelle, les aires géographiques et historiques. Et donc, la Belgique, pays tampon, est calssée ici dans un espace germanique élargie (dans lequel j'incorporerai PB, Suisse, Autriche; j'hésite pour la Bohême Moravie [pardon, la Tchéquie] pour le Danemark)
D'ailleurs, dites-moi ce que vous en pensez.

La Belgique, donc, car Y Leterme, le 1er ministre du moment, a des difficultés avec sa majorité flamande (faut-il reconnaître des bourgmestres francophones) et que les francophones viennent, pour la première fois, d'entrer sur le terrain infernal de la logique flamande d'ethnicisation (notion d'ethnie que je vomis, cf. mon article dans DN&SC d'il y a deux trois ans, je vous donnerai les références si vous les demandez) :
en effet, les présidents des régions wallone et bruxelloise ont lancé le 17 avril un projet de fédéralisme basé sur les trois régions et non plus sur les communautés linguistiques. C'est du moins ce qui est dit. Car derrière cet artifice, nous apprend l'excellent JP Stroobants dans Le Monde, il s'agit de constituer une nation francophone réunissant Walllonie et Bruxelles.

Je reviendrais sur cette Belgique que j'aime tant pour y avoir vécu un an et m'y être bien senti, grâce à la décontraction et à l'humour détaché des gens du cru qui changent du sérieux français, ou espagnol, ou italien, ou allemand.

Les Belges sont anglais par le flegme, allemands par la bière, français par l'équilibre. Et cela à cause du mélange de flamands et de wallons.

Il me désolerait de perdre cet espace unique, et surtout de voir, encore une fois, cette fragmentation délétère et insensée frapper au coeur de l'Europe. Car la Belgique est une nation, n'en déplaise aux zoulous flamands, même si je comprends les raisons (anciennes) de leur colère. Mais on attend de l'homme sage qu'il domine sa colère, non qu'il l'entretienne. Car s'il y a un devoir de mémoire, il y a parfois aussi, pour le bonheur des peuples, un devoir d'oubli.

Une séparation créerait deux Etats (peut-être), mais appauvrirait l'Europe. Celle-ci n'a de sens que si elle conserve une Belgique unie.
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