La nouvelle Stratégie Nationale de Sécurité GB

Publié le

Le Royaume Uni vient de publier sa nouvelle stratégie nationale de sécurité (http://www.cabinetoffice.gov.uk/reports/national_security_strategy.aspx)

Beaucoup de choses très classiques.
Je note, s'agissant de l'OTAN et de l'UE, les paragraphes suivants :

4.77

We will continue to work for a stronger NATO, capable of taking on a wide range of challenging security and stabilisation tasks in complex and demanding situations, building on its experience in Afghanistan. That will include improved mechanisms for burdensharing, to avoid NATO depending so heavily on the military capabilities and political will of a small number of its members.

4.78 We will work for a stronger and more accountable European foreign and security policy, and for more integrated EU capabilities across politics, development, and security – with a particular focus on its potential to make a positive contribution to security sector reform, building on its experience in Bosnia.

On voit bien le souci britannique vis-à-vis de l'OTAN : oui à l'élargissement ou à tout ce que vous voulez, mais le "partage du fradeau" est d'abord intra-européen. C'est peut-être à cause de ce décalage que Londres va finalement soutenir la ligne Bruxelliste de Paris, et accepter le développement de l'Europe de la défense. Mais la condition sera l'engagement par tous les autres d'augmenter leurs budgets de défense.

Je note aussi la position anglaise sur la Réforme du secteur de sécurité, que l'on décelait de façon feutrée depuis quelque temps déjà. En effet, certains maximalistes à l'OTAN voyaient bien l'Alliance s'occuper de cela aussi, car ils y voyaient un bon moyen de recycler l'organisation. Le débat n'est pas tranché à Washington, où les deux courants s'opposent. A Londres, c'est maintenant très net, la RSS revient à la PESD, l'OTAN devant se spécialiser dans la partie haute des affaires militaires.
Paris paraît plus neutre sur la question, car si la RSS revient assez naturellement à la PESD, elle considère qu'il ne faut pas non plus trop spécialiser l'Europe dans la gestion de l'après-crise et lui laisser aussi la capacité d'intervenir dans les parties hautes des missions de Petersberg. D'où une position discrète sur la question.

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article