Le grand retour de la CIJ
La cour internationale de justice (CIJ) connaît un retour en grâce qu'il faut noter.
1/ Plusieurs actes récents le laissent penser :
- elle de déclare compétente pour instruire une plainte contre la Serbie déposée par la Croatie en 1999
- la Serbie compte déposer un recours contre elle à propos du Kossovo, maintenant que l'AG des Nations-Unies l'y a autorisé.
- enfin, nous apprenons dans Courrier International de ce jeudi que l'ARYM va porter devant elle le litige qui l'oppose à la Grèce au sujet de son nom de Macédoine.
2/ On ne peut qu'être frappé par ces coïncidences et la réutilisation de la Cour pour les affaires balkaniques. Or, il s'agit de démarches d'Etats "souverains". Qui utilisent désormais l'aribtrage pour résoudre leurs litiges, et non plus les conflits : c'est heureux.
3/ Surtout, cela prouve un retour de la géopolitique car la Cour est spécialisée dans les questions frontalières. Une fois rendus, ses jugements ont force de loi pour les parties, même si celles-ci gardent le droit de décider si elles y ont recours ou non (ce n'est pas une cour obligatoire, qui contredirait le principe de souveraineté). Elle est une institution de l'ONU (même si, en vérifiant sur Internet, je la confondais avec la Cour d'arbirtrage international, fondée en 1899 et qui siège aussi à La Haye).
Ces coïncidences n'en sont pas car elle suggèrent une tendance. Vous verrez que d'ici quelques années, Géorgie et Russie y recourreront pour les confins Abkhazes ou Ossètes....
Surtout, le retour du droit et le retour de l'ONU ne sont pas anodins...
Olivier Kempf