Ukraine : nouvel élargissement de l'UE ?
UN excellent article de Natalie Nougayrède est paru mercredi 30 avril dans le Monde : "La France regarde vers l'Est et plaide pour l'Ukraine en Europe".
Tout est dit, avec énormément d'aperçus géopolitiques :
- l'idée sarkozienne de proposer un partenariat stratégique à Kiev
- le soutien des Polonais, qui y voient le moyen d'accepter les développements sur le projet d'Union de la Méditerranée
- la suspicion de certains (Pays-Bas, hiérarques bruxellois) que Paris veuille vouloir séparer Ukraine (européenne) de Turquie (non-européenne)
- la perspective esquissée d'une adhésion future à l'UE
- le contraste avec l'opposition franco-allemande à Bucarest pour l'intégration ukrainienne à l'OTAN
- la volonté de réchauffer les liens avec la nouvelle Europe bafouée par M. Chirac avec la signature de 'partenariats stratégiques' avec les PECO, et de ne pas laisser la zone aux Allemands et aux nordiques
- la préparation de la présidence de l'UE, et la volonté d'attirer des soutiens à un dvpt de la PESD.
J'ajouterai :
- ceci donne du corps à la politique européenne de voisinage (PEV) tout en conservant son défaut principal, celui du bilatéralisme
- il y a une certaine logique française à vouloir développer l'influence en Méditerranée, et à simultanément vouloir démontrer qu'on a de l'intérêt envers les confins orientaux : logique bienvenue d'échange.
- Enfin, on dénote encore une fois un "rattrapage" européen par rapport à l 'OTAN : c'est parce que l'OTAN envisage sérieusement l'itégration ukrainienne (empêchée par une coalition européenne, voir mon billet) que l'UE doit faire un geste dans cette direction.
- Il reste que cette multiplication de partenariats m'interpelle : y a-t-il une doctrine française du partenariat ? Non, je ne le crois pas, et derrière l'enflure du mot et la symbolique médiatique, je crains qu'il n'y ait rien de bien concret. Il faudrait vraiment que nos théoriciens du Quai d'Orsay nous ponde une doctrine du partenariat. ça serait utile à tout le monde, à la France mais aussi aux Européens.
Tout est dit, avec énormément d'aperçus géopolitiques :

- l'idée sarkozienne de proposer un partenariat stratégique à Kiev
- le soutien des Polonais, qui y voient le moyen d'accepter les développements sur le projet d'Union de la Méditerranée
- la suspicion de certains (Pays-Bas, hiérarques bruxellois) que Paris veuille vouloir séparer Ukraine (européenne) de Turquie (non-européenne)
- la perspective esquissée d'une adhésion future à l'UE
- le contraste avec l'opposition franco-allemande à Bucarest pour l'intégration ukrainienne à l'OTAN
- la volonté de réchauffer les liens avec la nouvelle Europe bafouée par M. Chirac avec la signature de 'partenariats stratégiques' avec les PECO, et de ne pas laisser la zone aux Allemands et aux nordiques
- la préparation de la présidence de l'UE, et la volonté d'attirer des soutiens à un dvpt de la PESD.
J'ajouterai :
- ceci donne du corps à la politique européenne de voisinage (PEV) tout en conservant son défaut principal, celui du bilatéralisme
- il y a une certaine logique française à vouloir développer l'influence en Méditerranée, et à simultanément vouloir démontrer qu'on a de l'intérêt envers les confins orientaux : logique bienvenue d'échange.
- Enfin, on dénote encore une fois un "rattrapage" européen par rapport à l 'OTAN : c'est parce que l'OTAN envisage sérieusement l'itégration ukrainienne (empêchée par une coalition européenne, voir mon billet) que l'UE doit faire un geste dans cette direction.
- Il reste que cette multiplication de partenariats m'interpelle : y a-t-il une doctrine française du partenariat ? Non, je ne le crois pas, et derrière l'enflure du mot et la symbolique médiatique, je crains qu'il n'y ait rien de bien concret. Il faudrait vraiment que nos théoriciens du Quai d'Orsay nous ponde une doctrine du partenariat. ça serait utile à tout le monde, à la France mais aussi aux Européens.
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