Macédoine : des élections qui dégénèrent
Les élections législatives anticipées qui ont eu lieu dimanche 1er juin ont dégénré, notamment dans les zones albanaises. (voir ici) et ici). Voir Le Monde.
Il y a eu, au cours de fusillades, un mort et plusieurs blessés. Un parti albanais membre de la coalition serait à la lutte avec un autre, dans l'opposition mais qui revendiquait, lors des dernières élections, la victoire.
L'OSCE (voir ici) a conclu que l'élection ne remplissait pas les standards internationaux : le cas est rare. L'OTAN dénonce immédiatement (voir ici).
Deux événements ont provoqué cette montée de violence :
- la proclamation d'indépendance du Kossovo, très applaudie par les Albanais du Kossovo (25% de la population) (voir billet) tandis que les populations slaves de Macédoine n'ont voyaient d'un mauvais oeil l'indépendance kossovienne
- le veto Grec à l'adhésion de l'ARYM dans l'OTAN, si elle conservait son nom de Macédoine (voir billet).
La mécanique infernale semble en route : le critère linguistique va devenir la base de critère ethnique (le mot ethnique étant fort imprécis), et donc de revendications "nationales". Surtout, toute minorité "ethnique" a compris la voie à suivre : violence, répression, dans une dialectique (une ascension aux extrêmes, dirait le grand Carl von C) qui poussera à une fragmentation sans cesse plus éparpillée. Avec pour conséquence éclatement de la Bosnie Herzégovine, séparation de la Voïvodine, et contagion aux pays voisins (ROumanie, Bulgarie, Hongrie....).
La violence va-t-elle se propager ? et donc valider, après coup, la position serbe et russe sur le Kossovo ? Le "modèle" macédonien risque en tout cas de marquer un coup d'arrêt.
Et dire que la mission de l'OSCE, depuis 1992, est la plus ancienne en cours !
Olivier Kempf
Il y a eu, au cours de fusillades, un mort et plusieurs blessés. Un parti albanais membre de la coalition serait à la lutte avec un autre, dans l'opposition mais qui revendiquait, lors des dernières élections, la victoire.
L'OSCE (voir ici) a conclu que l'élection ne remplissait pas les standards internationaux : le cas est rare. L'OTAN dénonce immédiatement (voir ici).
Deux événements ont provoqué cette montée de violence :
- la proclamation d'indépendance du Kossovo, très applaudie par les Albanais du Kossovo (25% de la population) (voir billet) tandis que les populations slaves de Macédoine n'ont voyaient d'un mauvais oeil l'indépendance kossovienne
- le veto Grec à l'adhésion de l'ARYM dans l'OTAN, si elle conservait son nom de Macédoine (voir billet).
La mécanique infernale semble en route : le critère linguistique va devenir la base de critère ethnique (le mot ethnique étant fort imprécis), et donc de revendications "nationales". Surtout, toute minorité "ethnique" a compris la voie à suivre : violence, répression, dans une dialectique (une ascension aux extrêmes, dirait le grand Carl von C) qui poussera à une fragmentation sans cesse plus éparpillée. Avec pour conséquence éclatement de la Bosnie Herzégovine, séparation de la Voïvodine, et contagion aux pays voisins (ROumanie, Bulgarie, Hongrie....).
La violence va-t-elle se propager ? et donc valider, après coup, la position serbe et russe sur le Kossovo ? Le "modèle" macédonien risque en tout cas de marquer un coup d'arrêt.
Et dire que la mission de l'OSCE, depuis 1992, est la plus ancienne en cours !
Olivier Kempf
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