Et si Mc Cain....
Et si Mc Cain gagnait ?
Oui, je sais, j'ai montré qu'Obama apportait quelque chose de nouveau, et j'avançais qu'il gagnerait, sauf accident (voir ici).
Et puis, un petit remord. Une méfiance par rapport à mon regard d'Européen. Et surtout une réticence à l'égard de l'Obamania européenne qu'on vient d'observer pendant trois jours. Et l'unanimisme que j'ai vu ne m'a pas conforté, en fait.
Car souvenez-vous, de ce côté-ci de l'Atlantique, on a voté Al Gore, et on a eu Bush ; on a voté Kerry, et on a eu à nouveau Bush.
Alors maintenant qu'on vote Obama, les gars, là-bas, ils vont peut-être voter Mc Cain. Car ils sont tournés vers leurs problèmes, avec des réflexes qu'on ne voit pas, peut-être un racisme latent et non appréhendé par les sondages, une angoisse économique qui préfère l'image rassurante d'un grand-père au dynamisme d'un épigone de Kennedy, que sais-je.
Et c'est bête, mais leurs votes comptent. Pas les nôtres.
Olivier Kempf
Oui, je sais, j'ai montré qu'Obama apportait quelque chose de nouveau, et j'avançais qu'il gagnerait, sauf accident (voir ici).
Et puis, un petit remord. Une méfiance par rapport à mon regard d'Européen. Et surtout une réticence à l'égard de l'Obamania européenne qu'on vient d'observer pendant trois jours. Et l'unanimisme que j'ai vu ne m'a pas conforté, en fait.
Car souvenez-vous, de ce côté-ci de l'Atlantique, on a voté Al Gore, et on a eu Bush ; on a voté Kerry, et on a eu à nouveau Bush.
Alors maintenant qu'on vote Obama, les gars, là-bas, ils vont peut-être voter Mc Cain. Car ils sont tournés vers leurs problèmes, avec des réflexes qu'on ne voit pas, peut-être un racisme latent et non appréhendé par les sondages, une angoisse économique qui préfère l'image rassurante d'un grand-père au dynamisme d'un épigone de Kennedy, que sais-je.
Et c'est bête, mais leurs votes comptent. Pas les nôtres.
Olivier Kempf
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