Qq conséquences de la fin de l'hégémonie américaine
Chacun remarque bien aujourd'hui la fin de l'hégémonie américaine : regardez J. Sapir qui, quinze ans après, retourne sa prévision d'un XXI° siècle américain.
C'est vrai dans l'ordre militaire et diplomatique.
La crise actuelle, économique, vient valider les intuitions prémonitoires d'E. Todd.
Ainsi donc, l'affaire d'Irak est à la fois une faillite morale (une 'soft weakness', à l'inverse du soft power de Nye) et une remise en cause de l'art de la guerre à l'américaine.
Par conséquent, chacun se détourne d'eux, même Israël (voir ici).
La crise économique actuelle provoque en outre des remises en cause tout aussi radicales.
Elles sont pratiques :
- restrictions de consommation d'essence (et je prends le pari qu'il y aura moins d'obèses aux US d'ici 10 ans)
- restrictions à l'économie d'endettement
Elles sont surtout idéologiques en matière de théorie économique:
- quant à l'ouverture des marchés (c'est la fin de la domination ricardienne et du théorème HOL -Hechker, Ohlin et je ne me rappelle plus le dernier, mes cours sont loins)
- quant à la perfection des marchés (Smith et M. Ffriedmann)
- quiant à l'inutilité de l'Etat (école du Public Choice)
B. Obama est une réponse valable à toutes ces crises :
- militaire en prônant le retrait d'Irak, mais en conservant une présence au monde, AVEC les alliés (Le Monde s'en aperçoit seulement aujourd'hui, je l'avais signalé ici, voir aussi mon analyse du phénomène Obama ici)
- imagière car il suscite un intérêt favorable du "reste du monde" (il faudra vraiment que je reveinne sur cette notion, très géopolitique)
- économique car démocrate, et donc plus crédible en matière d'intervention publique.
Bref, il est aujourd'hui hautement probable qu'il gagne, sauf accident, dans cinq mois.
Olivier Kempf
C'est vrai dans l'ordre militaire et diplomatique.
La crise actuelle, économique, vient valider les intuitions prémonitoires d'E. Todd.
Ainsi donc, l'affaire d'Irak est à la fois une faillite morale (une 'soft weakness', à l'inverse du soft power de Nye) et une remise en cause de l'art de la guerre à l'américaine.
Par conséquent, chacun se détourne d'eux, même Israël (voir ici).
La crise économique actuelle provoque en outre des remises en cause tout aussi radicales.
Elles sont pratiques :
- restrictions de consommation d'essence (et je prends le pari qu'il y aura moins d'obèses aux US d'ici 10 ans)
- restrictions à l'économie d'endettement
Elles sont surtout idéologiques en matière de théorie économique:
- quant à l'ouverture des marchés (c'est la fin de la domination ricardienne et du théorème HOL -Hechker, Ohlin et je ne me rappelle plus le dernier, mes cours sont loins)
- quant à la perfection des marchés (Smith et M. Ffriedmann)
- quiant à l'inutilité de l'Etat (école du Public Choice)
B. Obama est une réponse valable à toutes ces crises :
- militaire en prônant le retrait d'Irak, mais en conservant une présence au monde, AVEC les alliés (Le Monde s'en aperçoit seulement aujourd'hui, je l'avais signalé ici, voir aussi mon analyse du phénomène Obama ici)
- imagière car il suscite un intérêt favorable du "reste du monde" (il faudra vraiment que je reveinne sur cette notion, très géopolitique)
- économique car démocrate, et donc plus crédible en matière d'intervention publique.
Bref, il est aujourd'hui hautement probable qu'il gagne, sauf accident, dans cinq mois.
Olivier Kempf
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