Frontière de l'Europe
Dans le dernier Dn&SC, il y a d'excellentes fiches de lecture en fin de revue (;-)))))
Je vous conseille celle de J.-Ph. Immarigeon, auteur que j'aime bien car il est fécond et indépendant. Et d'ailleurs, j'ai écrit une fiche de lecture sur son ouvrage sur l'Amérique que je conseille de lire, en passant, à tous ceux qui s'intéressent à ce pays.
Or, ce qui retient mon attention, c'est cette phrase :
"« Et l’Europe d’hésiter entre une frontière qui la projette et une frontière qui la protège, sans réussir à choisir. » L’Europe espère secrètement que ses voisins y répondront à sa place, en lui signifiant la fin de son expansion territoriale. "
Cela expliquerait l'attitude inconsciente des Européens, lors du dernier sommet de l'Otan à Bucarest, qui ont refusé l'adhésion de la Géorgie et de l'Ukraine (voir ici). Car en refusant l'élargissement de l'Otan, en laissant aux Russes les coudées franches pour s'y opposer, on prépare la fin de l'élargissement de l'UE.
Je ne pense pas qu'il y ait là quelque chose de forcément conscient.
Sur les frontières de l'UE, je rappelle ce billet .
Je maintiens quant à moi qu'il est bon que l'UE ait des frontières.
Olivier Kempf