Samedi 17 mai 2008
Excellent article dans le Figaro de ce matin où l'on apprend que la Chine s'intéresse non seulement à l'espace, mais aussi aux pôles.
On l'attendait dans l'antarctique, même si son projet est ambitieux : d'ici à 2010, le drapeau chinois flottera au-dessus de la future base de Dôme A sur le continent antarctique, à 4093 mètres d'altitude. "Le site, considéré comme particulièrement adapté pour forer la glace, cristallise tous les espoirs de remonter dans le temps jusqu'à un million d'années, alors que les Européens viennent d'atteindre 800 000 ans sur le site franco-italien de Dôme C (nos éditions du 15 mai 2008). " Dôme A s'ajoutera aux deux autres bases chinoises  "de Great Wall (Grande Muraille) et Zhongshan (la montagne du Milieu), inaugurées respectivement en 1985 et 1989." 

Mais la Chine ne s'intéresse pas seulement au pôle sud, où les revendications territoriales sont gelées (c'est le cas de le dire) jusqu'en 2041.
Elle vient aussi au pôle nord ce qui intéresse énormément nos lecteurs de ce blog euro-atlantique : "Le pays vient d'inaugurer, en juillet 2007, au Spitzberg, la base Yellow River. (...) Surtout, la superpuissance en devenir ne fait pas mystère de sa volonté de prendre position dans une zone devenue hautement stratégique d'un point de vue géopolitique, compte tenu des perspectives de circulation maritime qu'ouvre la fonte de la banquise. «Ils vont vite apprendre», estime Jérôme Chappelaz. Et ce notamment grâce aux coopérations avec les Français en glaciologie, les Australiens en astronomie ou les Américains en océanographie".

Cela nous amène à l'île du Spitzberg. En effet, "
Le Svalbard (Administration Norvégienne) est un territoire arctique qui regroupe les îles entre 74° et 81° de latitude Nord et entre 10° et 35° de longitude Est. La plus grande des îles du Svalbard est le Spitzberg. Les autre îles du Svalbard sont Nordaustlandet, Edgeøya, Barentsøya ainsi que Kong Karls Land, Kvitøya, Hopen et Bjørnøya. Le Svalbard est bordé par l'océan Glacial Arctique au Nord, la mer de Barents au Sud et à l'Est, et par la mer du Groenland à l'Ouest".
Voici la carte consultable à (
http://www.svalbard-images.com/arctique-svalbard.php) :

On peut aussi aller surfer sur l'institut polaire norvégien :
http://npiweb.npolar.no/ et notamment la carte de http://cruisehandboka.npolar.no/

Avec 2868 habitant sur un territoire de 62 000 km², le Spitzberg est très peu peuplé.... Cela explique que la maîtrise norvégienne du territoire ne soit pas contestée. Outre le cap nord, cela donne à ce pays une fenêtre remarquable sur la zone arctique.

Olivier Kempf
publié dans : Mers, pôles et rivages communauté : Géopolitique
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Vendredi 16 mai 2008
L'actualité gazière ne cesse de bruisser de nouvelles toutes plus significatives les unes que les autres.
Vous avez lu, comme moi, les discussions en cours autour du gaz iranien.

On parle beaucoup de Nabucco et de South Tream, les deux projets concurrents pour acheminer le gaz d'Asie centrale.

Plaçons nous du point de vue russe.
Il y a déjà un projet d'acheminement du gaz russe, NORTHSTREAM, passant sous la Baltique pour arriver directement en Allemagne.
La Russie mène activement les négociations avec les Etats du sud-est de l'Europe pour promouvoir SOUTHSTREAM (Bulgarie, Serbie, Grèce et bientôt Italie). Là aussi, un trajet sous-marin est prévu pour passer entre des régions "difficiles", l'Ukraine occidentale au nord, et la Turquie au sud.

D'où la nécessité d'avoir des avants postes (voir mon billet) pour surveiller ces deux lignes : Kaliningrad au nord, et la Crimée au sud. Cela repousserait la "ligne de front" russe vers l'ouest de sa frontière, de façon à recréer des confins.



Ceci n'est bien sûr qu'une hypothèse, qui peut (et doit) être débattue.

Elle part du principe que derrière les notions de "sécurité énergétique" et de "géoéconomie", c'est bien de géopolitique traditionnelle qu'il s'agit.

Olivier Kempf
publié dans : Russie(s) (toutes ?) communauté : Géopolitique
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Jeudi 15 mai 2008
Le "pro-occidentalisme" est une option politique difficile, cette semaine.

Au Pakistan, la coalition anti-Musharraf est en train de se déchirer (voir bbc). Vous me direz,  ils ne s'agit pas, à proprement parler, de pro-occidentalisme. Toutefois, il s'agit peu ou prou de pouvoir constituer une offre politique non-islamiste. Sachant que le différend tient à la réintégration des juges, garant d'une indépendance de la justice. Anecdotique ? mais les répercussions sur l'Afghanistan sont très importantes, et cette crise intérieure pakistanaise favorise toujours les extrêmes, notamment sur les frontières.

En Ukraine, c'est la coalition entre Mme Timotchenko et le président qui est en crise (voir
Le Monde). On sent qu'une recompostion est possible, le BIoT de Mme Timochenko envisageant une alliance avec les pro-russes. Le soutien à l'OTAN serait probablement une des choses abandonnées le plus rapidement dans cette nouvelle configuration.

En Serbie, les DS ne peut arriver au pouvoir que s'il s'allie au SPS, parti socialiste serbe, auaparavant dirigé par M. Milosevic. Pour arriver à  l'Europe, faut-il s'allier avec eux ? encore un choix politique très difficile.

Dans le Caucase, "
Moscou accuse l'Occident de "déstabiliser" le Caucase en aidant Tbilissi" (AFP). Mais il s'agit là de la continuation d'une politique connue, et déjà signalée dans ce blog (ici Caucase : militarisation en cours )

Mais il ressort de tout ceci que "l'Occident" continue de polariser de nombreuses scènes politiques de par le monde.

Olivier Kempf
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Mercredi 14 mai 2008
J'ai eu des scrupules, hier, à écrire "certaines sources". Mais il le fallait. C'est du moins ce que j'ai estimé.

Du coup, je me suis posé la question des sources en géopolitique. En effet, s'il s'agit d'une discipline qui est non seulement déterminée par son objet, mais aussi par une méthode, il se pose forcément la question des sources. Car la méthode consiste aussi à aller voir ce que les autres ne voient pas, et à interpréter l'information.


Du coup, je me suis aperçu, en furetant sur le réseau, qu'il y avait une grande polémique autour de wikipédia. Voir par exemple
ce blog. (http://wikipedia.un.mythe.over-blog.com/)

Je trouve intéressant de voir qu'il y a des groupes de pression qui pourraient utiliser wikipédia pour mettre en avant leurs thèses, et favoriser ainsi telle ou telle représentation géopolitique des choses.
Or, il m'est arrivé à deux reprises (au moins, je n'ai pas tout vérifié), sur mon blog, d'envoyer vers wikipédia.
Alors même que je ne cesse de répéter à mes étudiants que wikipédia ne peut pas être une référence à inscrire dans une bibliographie.... Inconséquence fâcheuse, je vous prie de m'excuser !

Donc promis, je ne renverrai plus sur wikipédia. Même s'il est évident que beaucoup de sources réputées "sérieuses" sont tout aussi partiales, voire partielles. C'est toutefois le travail du chercheur que de critiquer sa bibliographie. 

Voilà mon avis. Partial, bien sûr.... Au moins vous dis-je ma façon de penser et ma conduite. Donnez moi votre avis (sur la méthodologie, plus que sur wikipédia...)

Olivier Kempf
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Mercredi 14 mai 2008
Le Centre de cyberdéfense de Tallin (Estonie) a été reconnu le 14 mai comme centre d'excellence de l'OTAN, selon une lettre signée par le général Mattis, commandant ACT, et sept pays liés (Estonie, Lettonie, Lituanie, Italie, Slovaquie, Allemagne et Espagne).

L'été dernier, une cyber attaque avait frappé l'Estonie, sans que l'on sache exactement d'où elle provenait. Depuis, l'OTAN avait adopté une politique en la matière, approuvée en 2008. Le sommet de Bucarest avait insisté sur le sujet.

La notion de centre d'excellence est typiquement otanienne : il s'agit de centres d'entraînement nationaux qui sont reconnus par l'OTAN comme pouvant être utilisés par les Alliés.

Commentaires
Les Américains ont ouvert récemment (septembre 2007) un commandement pour la cyberguerre,
l'Air force Cyber command
Par ailleurs, je suis surpris de l'absence de la Pologne parmi les signataires de cet accord : la proximité géographique, et une éventuelle tonalité anti-russe auraient dû logiquement amener Varsovie à se joindre aux autres. Peut-être s'agit-il de ma part de surinterprétation.....

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Olivier Kempf

publié dans : Espace, cyberguerre,... communauté : Géopolitique
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Mardi 13 mai 2008
D'après certaines sources, on commence à discerner la négociation entre Français et Britanniques sur l'Europe dela défense.

Rappelons le contexte :
M. Sarkozy accepte un retour dans la structure militaire intégrée s'il y a des avancées dans l'Europe de la défense (cf. son interview au New York Times de l'automne dernier). On croit discerner que ça peut aller jusqu'à la mise en place d'un état-major européen, comme le laisse entendre V. Nulland en février (lire son discours dans DN&SC d'avril, ainsi que mon analyse dans ce même numéro). Mais Les Britanniques ne sont pas enthousiastes, et à Bucarest, G. Bush fait juste une politesse au président français à propos de l'Europe de la défense.
Toutefois, on comprend que les choses avancent puisque les deux ministres de la défense publient une lettre commune sur les hélicoptères (voir billet).


Ces négociations ne seraient pas révélées avant la rentrée (pour cause d'annonce de la  réforme de la défense en juin). On parle d'accords d'unification de l'industrie européenne d'armement, de mutualisation des coûts des opérations de l'UE, la mise sur pied d'un groupe aéronaval, d'une structure commune de protection de l'espace aérien européen. En revanche, le QG européen ne fait pas partie des rumeurs.

Conclusion
Il semble donc que les avancées existent, qu'elles seront assez nombreuses pour justifier le retour complet de la France à l'OTAN (voir billet), qui sera annoncé après la présidence française de l'UE, lors du sommet de Strasbourg-Kehl.

Olivier Kempf
publié dans : Europe, PESD, PSCD
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Mardi 13 mai 2008
D'après une dépêche de l'AFP du 9 mai, le général Ganascia reconnaît qu'il faut déjà penser à l'après-EUFOR.
Je n'ai pas trouvé sur Internet la dépêche complète, seulement la première partie que vous pouvez lire ici.

La suite de l'entretien ajoute : l'EUFOR "n'est pas surdimensionnée". "Mais faire reposer la baisse de l'insécurité sur la seule force militaire est devenu inadapté".
"Je ne pense pas qu'il y ait une EUFOR 2". Il faudrait "autre chose, avec un autre mandat, un autre format. S'il n'y a personne derrière nous, ce serait une erreur stratégique".
"C'était écrit 'bridging operation' (opération relais). La mission ne sera vraiment réussie que si l'Europe a su préparer un terrain favroable à autre chose qui poursuivra le mandat".

Ces propos sont intéressants, car on voit là une des caractéristiques des oéprations UE, déjà observée lors de l'EUFR RD Congo : plutôt que de cherche à déterminer des "états finaux recherchés" toujors discutables, l'UE choisit des "dates de fin de mission" qu'elle honorera quoiqu'il arrive. Ici, au Tchad, c'est un an après la capacité opérationnelle, même si on jouera sur les mots entre l'ICO (capacité minimum : mars ou avril) ou la FOC (capacité complète : juin?). Mais à partir de juin 2009, "autre chose" relévera l'EUFOR.
On voit plusieurs options :
- un parapluie UA (type force hybride UE-UA)
- un parapluie ONU


Mais la tension croissante (voir
billet) entre le Tchad et le Soudan ne risque pas de pousser l'UE à rester.

Olivier Kempf
publié dans : Tchad & EUFOR
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Lundi 12 mai 2008
Une des propositions faite par le Royaume UNi, lors du sommet de Riga, était la création d'un fonds fiduciaire. J'avais trouvé l'idée intéressante (voir mon billet), mais je la comprenais alors dans une perspective otanienne.

Or, les Echos du 28 avril nous apprennent que les MinDef FR et GB (Morin et Browne) viennent de signer une lettre commune  demandant une participation de l'AED (Agence Européenne de Défense)  à ce fonds. On apprends aussi qu'il est pour l'instant abondé par les seuls Britanniques (7,3 M euros) et que Paris n'envisage pas d'y placer des fonds. Car si Londres veut conserver le contrôle de son argent, Paris veut multinationaliser le plus possible. Et ne mettrait à disposition que ses centres de formation de pilote.

Deux commentaires :
- Paris n'a décidément plus les moyens...
- On voit une ouverrture britannique endirection de l'Europe de la défense. Je persiste à penser que les Brit ne sont pas aussi réfractaires qu'on le dit....  Et que l'OTAN n'est plus leur seul cadre intellectuel.
Mais c'est à suivre.

NB : vous remarquerez l'ouverture d'une nouvelle catégorie : "géopolitique des ressources", que je préfère à "géoéconomie" : on y reviendra....
Olivier Kempf
publié dans : Géopolitique des ressources
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Lundi 12 mai 2008
Je signale dans le dernier DSI l'excellent article de Joël Plouffe de l'UQAM, "Le passage du nord-ouest, défi stratégique pour le Canada".

Et puisqu'on évoque l'Arctique, deux autres références incontournables :
Thierry Garcin, "
Le grand Nord, nouvel espace géopolitique" DN&SC novembre 2006

et Thierry Garcin : "
L'Arctique revisitée" DN&SC février 2008


Le pôle nord redevient d'actualité. C'est d'ailleurs la principale conséquence géopolitique du réchauffement climatique, si vous voulez savoir.... racourcissement des voies commerciales, ressources énergétiques, conquêtes térritoriales....

Olivier Kempf
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Lundi 12 mai 2008

Ainsi donc, les pro-Européens ont remportés les élections législatives serbes.
C'est ce que dit
Reuters, mais aussi l'AFP.

On trouve un premier
détail des résultats dans l'excellent "courrier des Balkans", animé par Jean-Arnaud Derens.

Ainsi, "La Coalition pour une Serbie européenne du Président Boris Tadić a remporté une victoire sans appel aux élections parlementaires de dimanche, avec 39% des suffrages, très loin devant le Parti radical serbe (SRS), qui n’obtient que 28, 5%, et la coalition DSS-NS de Vojislav Koštunica (11,2%). Le Parti socialiste de Serbie (SPS) crée la surprise avec 8% des suffrages, le Parti libéral démocratique obtenant 5,2%. Les minorités obtiennent 6 à 7 sièges au Parlement".


Joie des partisans de Tadic à la proclamationd es résultats.









Quelles leçons tirer à chaud de ce résultat ?

- Tout d'abord, que cela constitue une heureuse surprise : les sondages prévoyaient l'égalité, au mieux un succès symbolique de Tadic, pas une avance aussi nette. J'avoue avoir été surpris hier soir lorsque les premières estimations sont tombées.

- Qu'il semble que ces élections aient été perçues par l'électeur serbe comme un référendum pro-européen : et que de ce point de vue, le forcing de ces dernières semaines de l'UE en faveur de la Serbie a joué à plein (accord d'association, mesures favorisant les visas). Bien joué.

- Qu'être pour l'Europe ne signifie pas que ce soit à n'importe quel prix. La Serbie pose un vrai débat de valeurs (car il faut comprendre aussi son attachement au Kossovo). Or, l'Europe a été, parfois, négligente avec certaines de ses valeurs (on y reviendra).

- Que la Serbie est une démocratie, puisque les élections y ont un rôle dans la désignation du pouvoir politique. Qu'on se rappelle : c'est par les urnes que Milosevic a été renvoyé .... De plus, si on observe dans la durée, les chefs de gouvernement qui se succèdent en Serbie s'appellent : Milosevic - Kostunica - Tadic : on va dans le sens d'un adoucissement des positions politiques, non ?

- Que cette démocratie envoie a son parlement des minorités (6 à 7 sièges, et les
Vlachs participaient pour la première fois aux élections en tant que tels : La Coalition des Hongrois de Voïvodine et la « Liste bosniaque pour un Sandžak européen » sont assurés d’obtenir des élus. La partie risque d’être plus difficile pour la Coalition des Albanais de la Vallée de Preševo, car beaucoup d’électeurs albanais devraient boycotter le scrutin parlementaire. Trois listes représentent la communauté rrom et, pour la première fois, ont été déposés des listes représentant les Gorani, les Vlachs, les Bunjevci et les Monténégrins.).

- Que le Kossovo demeure une pierre de touche de la politique serbe. Immédiatement, M. Tadic a annoncé qu'il ne reconnaitrait pas le Kossovo indépendant. Car Tadic a réussi son élection en proposant deux priorités politiques : 1/ L'intégration à l'UE ; 2/ "la sauvegarde de la souveraineté serbe sur le Kossovo". Ne retenir que le premier point, comme on risque de le faire en France, serait donc une erreur d'analyse. Tadic n'a gagné que parce qu'il propose les deux.

- Enfin, cette victoire ne l'assure pas de former le gouvernement. En effet, son allié naturel, le parti libéral, n'obtient que 5,2 % des voix, alors qu'on estimait qu'il en aurait 7 à 8. Tadic a donc siphoné en partie son allié. Et à eux deux, ils n'obtiennent que 44 % des voix. On ne sait comment cela va se traduire au parlement... Il va falloir aller chercher des alliés ailleurs. Deux options : les minorités (6 à 7 sièges), et le DSS-NS de Kostunica (11 % des voix).

- Or, les souverainistes Serbes (pour les appeler ainsi) additionnent : 28,5% du SRS de Nokolic, 8% du SPS (ex soutien de Milosevic) et éventuellement 11% de Kostunica. Si cette allaince se formait, elle approcherait les 48% des voix. Elle paraît donc tout aussi légitime.

- Tout ceci dépend donc des résultats en sièges, que nous aurons les prochains jours. Mais à première vue, Kostunica se retrouve au centre du jeu politique. Que va-t-il choisir ? On comprend que les premiers comemntaires annoncent qu'il faudra trois mois pour former le gouvernement.

- La conclusion, c'est que l'instabilité demeure d'une certaine façon en Serbie, que la question du Kossovo est loin d'être résolue (voir mon billet du 17 avril), et qu'il ne faut pas crier victoire trop tôt. Ce qui est normal, dans les Balkans....

Olivier Kempf

publié dans : Confins balkaniques
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