Dimanche 18 janvier 7 18 /01 /Jan 21:01
Voici donc la première des surprises que je vous promettais : je déménage.
Ou plutôt, EGEA déménage, sur une plate-forme que je maîtriserai moeux que l'actuelle, et qui me permettra de mettre plus de choses, à ma convenance.

Merci à Charles pour ses précieux conseils, et à Paul-Antoine pour son aide technique. Merci à ma tendre et très douce de supporter ce hobby envahissant et prenant.
Merci surtout à vous, fidèles lecteurs, car c'est en fait votre attention constante et grandissante qui me convainc de poursuivre et surtout d'évoluer.

Actualisez donc vos signets (je crois que c'est comme ça qu'on traduit bookmark), et rendez-vous désormais sur
egeablog.net

Je continuerai de maintenir ce site, tout d'abord pour conserver l'acquis, car je n'ai pas le temps de tout recopier sur le nouveau...... Mais je n'y publierai plus.

A bientôt, donc,

Olivier Kempf
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Samedi 17 janvier 6 17 /01 /Jan 11:11
Je n'ai pas eu le temps d'écrire la série thématique d'articles sur 2009 qui s'ouvre, et j'en suis désolé.
Toutefois, je ne voulais pas oublier ce thème là.

Il est double : car je réfute la notion de géoéconomie (voir ici un billet d'août), et je ne parle que de géopolitique des ressources. Il y a bien évidemment énormément de choses à dire. Disons-en
succinctement quelques unes.

1/ La "conjoncture" économique est, chacun le sait, très grave. Les économistes nous disent qu'on échappera à la déflation. Je n'en suis pas convaincu, mais admettons. Je pense toutefois que le néo-capitalisme des deux dernières décennies est touché à mort. Ce qui ne veut pas dire que le 'capitalisme' soit lui-même mort. Mais je crois que la crise sera longue, car il faut purger l'économie d'endettement sur laquelle nous avons bâti la croissance de ces dernières années.
Or, la dette suppose la confiance (voir ici ce que j'écrivais le 8 octobre). Surtout, il va falloir (ré)-apprendre à ne consommer que ce que l'on gagne. Comme faisait grand-maman.
J'ai donc tendance à considérer que nous sommes dans une crise eschatologique. Et que 2009 ne nous apportera pas la solution, car cette dernière mettra beaucoup de temps à émerger. Autant de temps qu'il faudra "purger" le système financier du château de carte de dettes et d'emprunts qu'il a échafaudé. Plus d'une année en tout cas.

2/ Simultanément, on devrait assister à un lent mouvement de relocalisation des économies. Pour éviter les excès de la mondialisation, quitte à confondre la mondialisation des informations avec la mondialisation des échanges. Au risque d'un protectionnisme renforcé et de ses excès : la course au protectionnisme, dans un panurgisme  incontrôlé et donc excessif.

3/ La lutte pour les ressources ne va pas cesser pour autant. Ressources énergétiques ( la fameuse notion de "sécurité énergétique" va montrer ce qu'elle est réellement : une sécurité des approvisionnements énergétiques), ressources minières, et progressivement, ressources plus 'naturelles' : bois, terres, eau.

4/ Car l'économie et l'écologie sont la même chose : la gestion des "ressources rares".  La ressource la plus rare étant notre biosphère. Aussi faudra-t-il suivre avec la plus grande attention la conférence de Cpoenhague à la fin de l'année : la seule conférence internationale qui sera réellement déterminante pour notre avenir commun. Bien plus que le G20 de Londres, bien sûr.

5/ Faut-il aller pour autant jusqu'à la vision radicale et sociale de mon frère ? non, car j'y vois le recyclage de vieilles utopies du XIX° siècle.
Si le capitalisme, comme religion, est mort le 15 septembre 2008 (jour de la faillite de Lehman), il ne faut pas oublier que l'autre religion, le communisme, est morte le 9 novembre 1989.
Nous sommes vraiment entrés dans le XXI° siècle. C'est la grande nuvelle géopolitique de l'année. Et cela m'amène donc à dire que 2009 n'est que la première d'une nouvelle ère, d'un nouveau cycle géopolitique, qu'il faut appréhender et comprendre, car nous n'en connaissons pas tous les tenants, et donc pas tous les aboutissants.

O. Kempf
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Vendredi 16 janvier 5 16 /01 /Jan 17:10
Eh! oui
Cinq-centième billet publié !
Accessoirement, si j'en crois les statistiques (trafiquées à la baisse) de mon fournisseur, envrion cent mille pages vues, 400 commentaires et pas loin de 30 000 visiteurs.
En neuf mois.

Et surtout, le bénéfice des deux avantages du blog, pas vraiment soupçonnés au départ :
- la mise à jour quotidienne de réflexions qu'on a tous, forcément, au vu de l'actualité : mais l'écriture vient et cette discipline quotidienne devient très rapidement un plaisir, au lieu de la contrainte que l'on craint initialement
- la rencontre de lecteurs, de confrères, de curieux qui permettent de ne pas rester dans son coin et qui stimulent et grattent et aident et enrichissent.

Cela étant dit, je vous prépare quelque surprises. Mais chut : on verra en temps utile.

Merci donc de votre fidélité

Olivier Kempf


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Vendredi 16 janvier 5 16 /01 /Jan 11:41
Essayons de voir la guerre en cours avec les yeux de l'autre belligérant, ceux du Hamas. Et en sortant de la vision larmoyante et morale que les partisans de la cause palestinienne emploient à l'excès, la desservant par la même occasion. 
J'y suis incité par la lecture de l'excellent billet de Zeus Irae (ici), qui vient régulièrement commenter mes billets ces derniers temps, et je le remercie au passage de sa contradiction fructueuse.
On lira aussi avec intérêt l'article de M. Dalhan dans le Monde d'hier soir (ici).

1/ Le Hamas, présenté comme croquemitaine par Israël, suivi en cela par les Occidentaux, ne dispose finalement que de très peu d'armes :
- les quelques roquettes qu'il fabrique (visiblement seul, avec peu de soutien extérieur). Militairement, il a cessé les attentats suicide qui l'ont fait ranger dans les organisations terroristes.
- la non reconnaissance d'Israël
- sa survie aux coups
- le constat par les Palestiniens que la voie de la négociation ne mène à rien (l'Autorité palestinienne, ayant choisi le dialogue avec Tel-AViv, n'a rien apporté aux Palestiniens depuis... des années).
- quelques réseaux extérieurs, avec les Frères musulmans égyptiens, avec la Syrie, avec Téhéran (de loin). Tous plus fragiles les uns que les autres.
Par conséquent, le Hamas domine la bande de Gaza (D'ailleurs, sa disparition entraînerait une anarchie dont il n'est pas sûr qu'elle soit préférable à sa présence qui régit la population gazaenne).

2/ Quels que soient les coups frappés par Tsahal en ce moment, sa survie me paraît assurée car il y aura toujours des "jeunes" pour remplacer les militants qui sont tombés ces jours passés. Et la disparition d'un ou deux responsables politiques à Gaza favorisera l'émergence de nouvelles têtes. Les roquettes continuent de partir, marquant symboliquement la volonté d'en découdre.

3/ Les roquettes pourront cesser ou dimiuner, provisoirement. Et les tunnels ne seront vraisemblablement jamais contrôlés en totalité. Il y aura donc persévérance de l'affrontement.

4/ Or, cet affrontement est existentiel. Pas seulement pour le Hamas, même si c'est d'abord le cas du Hamas. On a l'impression que les deux parties n'existent que parce qu'il  y a affrontement. C'est évident s'agissant du Hamas. Mais cela semble également le cas de la part d'Israël.

5/ La conclusion est simple : le Hamas perdurera à l'opération en cours. Il n'y a pas de solution militaire. Celle-ci est fondamentalement politique. Et elle est entre les mains d'Israël, car c'est le seul à avoir l'initiative.

6/ C'est ici que l'on peut évoquer un scénario différent du 3ème scénario que je vous ai proposé avant-hier :
A cause de leur fermeté alors qu'ils sont atuellement au pouvoir, les tenants d'une politique de négociation (Livni et Barrack) réussissent à former une coalition : ils ont donné à l'électeur israélien le sentiment que le camp de la paix ne braderait pas la sécurité d'Israël. En ce sens, la guerre en cours est un bien (insoupçonné) si elle les conduit au pouvoir. D'autant que cette fermeté n'empêchera pas le constat qui existera à l'issue des élections : le Hamas existe toujours.
Une voie de négociation est alors possible, non seulement avec la Syrie, mais aussi avec les Palestiniens. Il y a à ce moment une alternative, selon le résultat des élections palestiniennes de février (à supposer qu'elles se tiennent) : soit la Fatah, soit le Hamas. Ce sera plus facile avec le Fatah. Pour le reste, chacun connaît les voies du réglement : retour aux frontières de 1967, partage de Jérusalem, abandon par les Palestiniens du droit au retour. Si cette initiative politique réussit (favorisée, on s'en doute, par le gouvenrement Obama), on assiste à un incroyable retournement de situation.  Le Fatah gagne a légitimité qu'il a perdue. Les régimes arabes modérés soupirent de soulagement, et la voie extrémiste à Téhéran est subitement affaiblie, puisqu' Hamadinedjad n'a plus de fonds de commerce pour faire campagne : les voies d'une négociation générale au Moyen-Orient s'ouvrent alors avec d'excellentes perspectives.
Avouons que ce scénario est plausible : c'est-à-dire envisageable, avec des chances de se réaliser. Mais 1/ que ces chances sont faibles. Et 2/ que surtout elles reposent sur le sort des élections israéliennes de février, dont on ne peut préjuger actuellement, malgré les sondages.
Tout ceci pour dire que si l'on veut une victoire des réalistes (donc des opposants à Netanhyaou), il faut s'accommoder de la conduite actuelle des opérations.
Ce qui est tout sauf une garantie, d'ailleurs.

Mais l'intérêt (et le défaut) des scénarios prospectifs, c'est qu'ils aident à penser la réalité future por mieux comprendre la réalité actuelle. Ce n'est pas de prévoir l'avenir.

O. Kempf

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Jeudi 15 janvier 4 15 /01 /Jan 22:17
Deux livres paraissent aujourd'hui, qui décrivent la fin de deux systèmes. Vus de deux angles radicalement opposés, d'ailleurs (comme ça, on ne m'accusera pas d'être partisan).

L'un parle de la fin du système américain

Voir L'imposture américaine, de J.-Ph. Immarigeon

http://livre.fnac.com/a2503908/Jean-Philippe-Immarigeon-L-imposture-americaine-splendeur-et-misere-de-l-oncle-Sam?Mn=-1&Mu=-13&Ra=-1&To=0&Nu=1&Fr=0











L'autre parle de la fin du capitalisme

Voir Pour sauver la planète, sortez du capitalisme, de H. Kempf

http://livre.fnac.com/a2503916/Herve-Kempf-Pour-sauver-la-planete-sortez-du-capitalisme?Mn=-1&Mu=-13&Ra=-1&To=0&Nu=1&Fr=0











Je n'ai lu ni l'un ni l'autre (mais les deux précédents).
Mais leur sortie simultanée est amusante

Et surtout significative

O. Kempf
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Mercredi 14 janvier 3 14 /01 /Jan 22:06
Je récris sur Gaza, qui est décidément l'affaire de ce début d'année. Voir aussi ici et ici. Et ici.
Plusieurs hypothèses, et scénarios/ Non que je les approuve, mais il s'agit juste de les émettre.

Scénario 1 : la stricte proportionnalité
Plutôt que d'engager une guerre contre le Hamas, Israël n'aurait-il pas pu adopter une autre tactique : celle de la stricte proportionnalité ?
Je m'explique. Ce qui est officiellement en cause, dixit (dixeunt) les objectifs officiels de Tel Aviv, c'est de faire cesser les tris de roquettes de la bande de Gaza sur le territoire israélien( au passage, cela revient à reconnaître que Gaza n'est plus le territoire israélien : l'a-t-on suffisemment remarqué ?).
D'où : à chaque roquette tirée, on répond par une roquette tirée, aléatoirement et aveuglément, sur la bande de Gaza.
Cela répond à la question de la (dis)proportion du cycle action/réaction, auquel on ne cesse d'assiter dans la région depuis des années.  Ou plutôt, il s'agit de rompre avec le cycle bien connu de nos bons vieux révolutionnaires en peau de lapin : provocation/répression/ mobilisation (souvenez-vous mai 1968). Scénario qui prouve, au passage, que le Hamas n'est pas aussi islamique qu'on le dit, et est bien nourri de tout un fond de pensée archéo-révolutionnaire (et donc laïque) de l'arabisme de papa (mais cela, c'est un paradoxe qui n'est qu'apparent).
Poursuivons le raisonnement : cela a l'avantage d'une proprtionnalité décléle dans le temps, qui fait systématiquement peser l'initiative sur le Hamas, dans l'inversion du bon vieux dilemme du prisonnier. En clair, le jour J, le Hamas tire 120 roquettes. A J+1, Israël tire 120 roquettes, peu importe ce que tire ce même jour le Hamas. Car si le Hamas tire 80 ou 500 à J+1, Israël tirera 80 ou 500 à J+2. Et ainsi de suite.
Cette proportionnalité décalée permet donc de faire porter la responsabilité des massacres aveugles sur l'autre, tout en partageant strictement avec lui son statut de victime. Dans la guerre médiatique dont je parlais, on est donc au moins autant victime que l'autre.
L'autre reçoit dès lors toute la pression de l'horreur des massacres : pression intérieure, ne nous y trompons pas ; pression extérieure de l'opinion internationale (oui, cette dernière expression n'a pas grand sens, je sais...).
A terme, logiquement, les tris de roquettes cessent.
Ah! oui, la loi du Talion n'est pas morale.
C'est l'inconvénient de cette solution.
Surtout, ce n'est pas une solution politique de réglement de la question de Gaza.

Scénario 2 L'indépendance de Gaza
Et si l'objectif politique d'Israël n'était pas de séparer Gaza de la Cisjordanie, de façon à avoir deux Etats palestiniens ? une cité Etat, type Singapour ou Honk Kong ou Monaco ou Dubaï ou (longue liste de cas) ; et de l'autre côté, un territoire exigu, mais d'un seul tenant.
L'un animé par le Hamas, l'autre par un Fatah remis en selle.
cela résoudrait pas mal de problèmes quant à la communication des territoires. dans le cas d'une Palestine unie (hypothèse courante du "retour aux frontières de 1967, sans apercevoir que beaucoup de choses ont changé depuis). Mais il faudrait qu'Israël accepte, effectivement, de faire la paix avec les deux Etats.
Et si elle reconnaissait unilatéralement Gaza ? Cela rebattrait sacrément les cartes diplomatiques, vous ne trouvez pas ?

Scénario 3 : le plus probable (je le dois à un auteur travaillant à Rome -non, pas Arnaud- qui ne souhaite peut-être pas que je le nomme ici)
Un cessez le feu intervient. Israël obtient des garanties de contrôle de l'axe Philadelphie (la ligne séparant Gaza de l'Egypte). Gaza fait semblant d'accepter pour aussitôt recommencer les tirs de roquette et mettre à mal le système de contrôle de Pjhiladelphie : par sa nuisance, il existe encore et donc vérifie le théroème : en guerre irrégulière, le nul est une victoire du défenseur. Il a donc la légitimité.
Du coup, il y a - ou pas - des élections en Palestine mais en tout état de cause, le Hamas prend le pouvoir sur l'ensemble de la Palestine, car c'est le seul légitime.
Simultanément, Nétanhyaouh gagne les élections et tente une coalition nationale avec Kadima et les travaillistes, afin d'obtenir une négociation avec la Syrie.
Mais que faire avec le Hamas ? négocier ? ou repartir au clash ?

Bon, voilà des scénarios qui ne valent pas grand chose, j'en conviens.

Olivier Kempf
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Mardi 13 janvier 2 13 /01 /Jan 18:06
Je l'avais déjà annoncé (ici) il y a près d'un mois (19 décembre)

Je suis heureux de voir, dans le Monde Economie (ici) que les plus sérieux experts la craignent : trop d'endettement étatique n'est pas forcément la solution à tous nos maux. Il y a vraiment le risque de constitution d'une nouvelle bulle, mille fois plus dangereuse que celle de la finance. Car si les Etats font faillite, il faudra repasser par l'économie de troc, puis des monnaies métalliques avant de repasser à de la monnaie fiduciaire, etc....

Attention en effet : il ne faudrait pas qu'à faire "trop" de politique, on oublie l'économie. L'attitude prudente d'A. Merkel me semble raisonnable, plus que jamais.

O. Kempf
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Mardi 13 janvier 2 13 /01 /Jan 17:39
Quelques réflexions, maintenant que la "crise" touche à sa fin.

1/ L'Europe paraît suffisamment désunie au Kremlin pour que celui-ci courre le risque de la défier pour régler le compte de V. Iouchtchenko, le président ukrainien.

2/ L'Ukraine n'est pas "nette", ce que j'avais déjà sussuré dans un billet précédent (ici) (voir aussi ici).

3/ La solidarité européenne est un leurre. Il y a toujours une fracture entre deux Europes, une à l'ouest l'autre à l'est.  Surtout, à l'ouest, des agents "indépendants" ont pratiqué un jeu particulier qui les a rapproché du Kremlin : l'Allemagne avec Northstream, l'Italie avec Southstream. S'étonnera-t-on du pro-américanisme de l'Europe de l'est ?

4/
Pour regagner une certaine "indépendance", il faudrait que l'Europe tire d'abord la conclusion de ce qui s'est passé : elle est aujourd'hui entre les mains gazières du Kremlin.  Elle doit donc :
- organiser l'interconnection des réseaux gaziers, qui sont encore séparés.
- soutenir plus vigoureusement Nabucco, le gazoduc concurrent de Southstream. Défendu par des partenaires privés européens, quand les deux stream sont activés par GAzprom. Difficulté : ce sont des sociétés privées d'Europe de l'est, principalement, et aucun acteur majeur d'Europe de l'ouest n'y est vraiment : faible lobbying, par conséquent.


5/
La crise met à bas deux mantras qu'on ne cessait de répéter depuis des années :
- "la Russie est un partenaire fiable"
- "Southstream et Nabucco sont compatbles"
On sait désormais que ces deux assertions sont fausses.


6/ En effet, Southstream passe à travers la mer Noire pour parvenir à la Bulgarie, et via la Grèce, la Serbie et la Hongrie, atteindre l'Italie et l'Autriche
Nabucco passe par la Turquie et permet d'atteindre directement les champs gazifères d'Asie centrale, sur et au-delà de la mer Caspienne. On lira à cet effet l'excellent dossier de "Diplomatie" de ce bimestre, qui malgré des accents partisans présente des données brutes et détaillées qui éclairent le dossier.
En clair, en acceptant Southstream, on se lie totalement à la Russie, y compris pour le gaz d'Asie centrale qui est le véritable enjeu de demain.

Il faut donc que la crise russo-ukrainienne de ce début 2009 désille les yeux des décideurs européens.

Olivier Kempf
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Mardi 13 janvier 2 13 /01 /Jan 09:48
Dans le Figaro d'hier, un excellent article du camarade Arnaud de La Grange sur la renaissance maritime chinoise. De l'excellente géostratégie : un modèle du genre.
On remarquera que la grande base chnoise reste l'île de Hainan (voir mon précédent billet ici).
On lira également avec grand intérêt Zeus Irae qui ajoute, à ce que dit Arnaud (son billet a en plus été posté avant) que la mission au large de la Somalie est aussi destinée à expérimenter les escadres au long cours.

La conclusion s'impose : la Chine s'aventure dans tous les espaces qu'elle contrôlait peu : espace marin, espace extra-atmosphérique. Elle aura les moyens de la très grande puissance dans quinze ans.

O. Kempf
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Lundi 12 janvier 1 12 /01 /Jan 14:44
A l'orée de 2009, et de l'arrivée de la nouvelle administration Obama puis du sommet de l'OTAN (entre autres) il paraît utile à tous les mateurs de lire les deux rapports suivants :

L'un de l'Assemblée parlementaire de l'OTAN, sur les prochains objectifs politiques de l'Otan

L'autre de l'Asemblée parlementaire de l'UEO, sur une stratégie de défense et de sécurité pour l'Europe.

Olivier Kempf
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2008 :de Bucarest à Strasbourg" in DN&SC  (novembre 2008)

L’Alliance a vécu une année 2008 assez difficile : si le Sommet de Bucarest a été satisfaisant, avec notamment l’adoption d’un engagement pour l’Afghanistan, la guerre en Géorgie a remis en cause un équilibre instable : non seulement par ses répercussions sur la dynamique d’élargissement, mais aussi sur des dossiers comme le bouclier antimissiles, voire le Kosovo. Quant à la France, elle poursuit son chemin de rapprochement et son débat de défense s’articule autour de l’Otan.


"L'OTAN et la crise géorgienne" in Défense Nationale et Sécurité Collective (DN & SC), novembre 2008

Résumé :  

L’Otan a pâti de la guerre de Géorgie, qu’elle a indirectement provoquée et à laquelle elle n’a apporté aucune solution. Dès lors, l’affaiblissement américain et la relecture de l’article 5 ont remis au goût du jour le débat sur le découplage transatlantique, même si le mot a été rarement prononcé. Elle est donc obligée de jouer un jeu en demi-teinte, dans lequel elle a finalement peu d’initiatives.

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