Italie, régions et élections

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Les commentaires abondans sur la victoire de Berlusconi ont masqué la persistance de la ligue du Nord. Le parti 'padanien' d'Umberto Bossi, "il Senatur", donne en effet la majorité sénatoriale au bloc de droite.
La persistance de ce courant étonne. On pensait que l'accident cardique de son leader, en 2004, ménerait le parti à son déclin. Il n'en est rien, et il n'est pas sûr que cela soit dû seulement aux qualités du chef.
La Ligue du Nord a en effet été le premier mouvment régionaliste contemporain. Il renvoie à l'autonomisme catalan, ou au phénomène flamand en Belgique. Mais il est aussi dû à un phénomène spécifiquement italien, caractérisé par la persistance des problèmes du Mezzogiorno : les poubelles de Naples en sont un signe (la cité parthénopéenne était déjà très sale quand j'y servais, mais cela s'est visiblement aggravé) ou la corruption en Sicile. De même, les exemples Monténégrin et Kossovien ont probalement plus marqué les esprits de l'autre côté de l'Adriatique que de notre côté des Alpes.
Il faudra donc observer l'influence politique réelle de ce mouvement sous la férule berluscionienne, et surtout la pérennité du mouvement à la disparition du grand leader pardon, du Senatur.


Et puisque nous somme sen Italie, ce serait une faute énorme que d'oublier de vous signaler une excellente revue de géopolitique , Limes : pas besoin de parler italien pour comprendre, et il y a des tonnes de cartes à télécharger, et une édition sino-italienne en langue anglaise ("Heartland") qui vaut également le détour.
Limes : http://limes.espresso.repubblica.it/?cat=1
Heartland : http://www.heartland.it/

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